Volontariat en France : agir pour les autres

Carolina, 28 ans, est venue d’Equateur pour effectuer un VIR à la DCC. Aujourd’hui elle est chargée du développement du volontariat de solidarité au siège, forte de son expérience en temps qu’ancienne volontaire.

Je m’appelle Carolina Diaz, et il y a 4 mois j’ai quitté mon pays d’origine, l’Équateur, pour participer à une mission de volontariat international en France avec la DCC. Je suis actuellement Volontaire de Solidarité Internationale, un nouveau statut mis en place en France depuis décembre de l’année dernière.

Il y a deux ans, j’ai vécu ma première expérience de volontariat international en effectuant un Service Civique au Secours Catholique de Rennes. Dans le cadre de cette mission, j’ai pu venir en aide aux personnes de la rue et à des migrants. Selon moi, c’est seulement lorsque l’on reconnait nos limites et l’origine de nos motivations que l’on peut vraiment agir pour les autres. Il s’agit d’une des belles leçons que j’ai apprises pendant ma mission auprès de personnes de la rue.

De plus, à mon avis, le volontariat représente un apprentissage constant sur soi et sur les autres. C’est pour cela que j’ai décidé de revenir en France après 10 mois de prise de recul en Equateur. Dans ma mission de volontariat de l’année dernière à Rennes, j’ai réalisé de belles rencontres, j’en ai retenu des leçons de vie de chaque personne que j’ai pu rencontrer. Je crois que le volontariat possède un axe très transformateur pour la personne qui s’engage, en se laissant porter et toucher par l’expérience. J’étais et je suis toujours motivée à me laisser porter par l’inconnu, à contribuer grâce à mes connaissances et mon vécu, et à en récolter les fruits pour les semer à nouveau.

Cette année, j’ai eu le privilège d’assister au processus de construction de la coopération internationale, connaitre les acteurs, les défis et aussi la richesse que chacune des personnes impliquées peut apporter par sa singularité. Je suis motivée à voir comment s’articulent et se tissent les rêves et les projets, pas seulement institutionnels, mais surtout personnels, des volontaires. En effet, ils arrivent en France en laissant beaucoup des choses derrière eux pour se laisser porter par des motivations et des causes solidaires. La richesse culturelle des volontaires, leurs traditions et leurs regards sur le monde peuvent contribuer énormément à la France, notamment en aidant à l’ouverture d’esprit des citoyens français. Je suis contente et je me sens privilégiée de pouvoir assister et contribuer à la construction de ce projet. Cela peut paraître utopique, mais j’aime beaucoup la phrase inscrite sur les sweats DCC : « nos mondes à partager ».

Carolina, en plein échange avec une bénévole

Cette année, au sein de ma mission, je fais face à ides défis, des doutes, comme dans toute forme de volontariat. Cependant, chaque situation me permet de me questionner sur mes attentes, mais aussi de réaliser que malgré une volonté puissante, il nous est impossible de changer les choses seuls. La semaine dernière, quand j’ai pu animer quelques activités avec des volontaires, je me suis sentie très touchée par leurs parcours de vie, leur empathie et richesse. Ce sont toutes ces qualités, propres à chacun, qui nous aident à avancer.

Je réfléchis déjà à l’avenir, j’ai quelques projets scolaires et solidaires en tête. Tous les jours j’ai l’opportunité d’apprendre sur la coopération, sur l’administration, et la culture française et j’en suis très reconnaissante.

A LIRE AUSSI – Volontariat de réciprocité : faire tomber les stéréotypes