Volontariat en famille : se laisser habiter par une grande humanité

La famille au complet dans les champs

En 2017, Vincent, vétérinaire chercheur et père de 4 enfants, part à Madagascar avec sa famille pour une mission de volontariat inoubliable pour tous : « Nous avons plongé dans une aventure unique. Chaque jour là-bas a été une nouvelle occasion d’apprendre et de grandir »

Un des fils de Vincent
Un enfant en train de peindre

Une mission diversifiée et salutaire

Le temps de sa mission, Vincent délaisse son métier de vétérinaire pour déployer ses compétences de formateur et son fort intérêt pour l’éducation, la transmission. A Fianarantsoa, où se trouve l’association, il organise le soutien scolaire pour des enfants, visite des mineurs en prison, aide des familles pour les frais de scolarité ou encore donne des cours à l’université. Vincent se réjouit du sens que procurent toutes ces activités à son travail. Cette année de volontariat lui a permis de tisser des liens profonds avec les personnes rencontrées, de comprendre l’importance de privilégier l’humanité et la solidarité à l’efficacité ou au résultat ; des choix par ailleurs difficiles à tenir en France dans « une société tournée vers la performance et l’individualité ». Vincent affirme que chaque action, aussi petite soit-elle, compte. Ainsi, parmi tous les souvenirs précieux de Madagascar, il garde précieusement celui du jour où il avait recousu l’uniforme d’une petite fille, lui permettant de retourner à l’école dès le lendemain. En effet, Vincent est convaincu de l’impact puissant et concret que nous pouvons avoir sur la vie des autres, même s’il n’oublie pas que « dans le volontariat, on ne voit pas la plupart des fruits des graines que l’on sème ».

Vincent et des malgaches dans les champs

Un enrichissement spirituel pour toute la famille

La vie spirituelle de Vincent a été également profondément transformée par cette expérience. Il vivait avec sa famille au sein de la Communauté du chemin neuf. « Cela fut un véritable enracinement pour toute la famille. Cela a nourri ma foi et renforcé mon lien avec la religion ». Les différences culturelles lui apportent une grande richesse spirituelle et personnelle. Ainsi, dans la culture malgache, il est difficile d’exprimer son doute, entraînant des situations compliquées, mais la gestion du temps est plus détendue qu’en France « tant que l’heure n’est pas écoulée, on n’est pas considéré comme en retard…il y a tellement d’anecdotes avec ça ». De retour en France, il poursuit son engagement avec la DCC en tant que bénévole. En raison d’un sentiment de décalage, il s’éloigne de son ancienne paroisse et se tourne alors vers des mouvements catholiques. En partageant son expérience, Vincent essaye de favoriser une plus grande ouverture sur le monde et à la réalité des pays en voie de développement dans son entourage.

Des enfants, dont un des fils de Vincent, en train de réaliser un puzzle.

Une vie de famille transformée

Le volontariat de Vincent à Madagascar a profondément marqué la famille et transformé leur regard sur le monde, leur faisant prendre conscience de « la misère dans le monde et de la chance que nous avons d’avoir accès à la santé et à une éducation de qualité ». Découvrir ensemble de nouvelles choses, dans un cadre familial non-traditionnel, a modifié la dynamique de la famille. Néanmoins, la vie a très rapidement repris son cours normal après le retour en France.

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La famille complet posant du plus petit au plus grand