S’ajuster à la démesure

Partie en VSI en Egypte en 2023, Pascale se livre sur les défis auxquels elle doit faire face et aux joies qu’elle rencontre à Alexandrie.

Le VSI selon Pascale

« Partir en Volontariat de Solidarité internationale, c’est partir sans choisir son lieu d’affectation ; ce lieu est, dans un tout premier temps proposé, puis suite à des échanges entre les partenaires, validé ! Alors, partir en VSI, c’est se laisser porter par un descriptif et un environnement de mission. Partir en VSI, c’est aussi s’envoler vers un horizon inconnu. Enfin, partir en VSI, c’est aller à la découverte de la culture d’un pays, c’est aller à la rencontre des Autres pour ainsi mieux comprendre le monde !

Les élèves de l’école saluant le drapeau

Welcome to Egypt !

Dans cet esprit, me voilà donc partie en Egypte. Ma structure d’accueil : une école francophone lassallienne, avec un accès direct à la corniche sur près de 20 km de littoral. Mon logement : un appartement au 6ème étage avec vue sur mer, à quelques encablures de la Bibliothèque d’Alexandrie. Un descriptif de contexte de mission DCC à faire pâlir de jalousie un dépliant touristique !

Alexandrie est une ville cosmopolite, où dès mes premiers pas, j’entends « Welcome to Egypt » ! Ah ! En tant qu’assistante de langue française dans une école, je vais aussi – beaucoup – m’exprimer en anglais dans la ville… En effet, cette expression, je l’entendrai tout au long de mon séjour. Les Egyptiens sont des plus accueillants ; du quidam dans la rue au serveur dans un café, du marchand de légumes au boulanger, de ma coiffeuse à ma voisine de palier, etc. ; de toutes les personnes croisées, vraiment, j’ai reçu un accueil chaleureux, jamais démenti.

Une excellente coopération

A l’école, le jour de la rentrée, dans la « salle des profs », des paires d’yeux me dévisagent avec une crainte que je pressens : cette Française va juger notre maitrise de la langue de Molière. Sans ambages, je dissipe sur le champ cette appréhension ; la glace est rompue, place à une coopération sans réserve entre collègues. Quant aux élèves, que des garçons de 6 à 9 ans ! En raison de leurs comportements des plus vifs à turbulents, tout aussi attachants qu’ils soient, ils me « forcent » rapidement à apprendre des mots et des expressions en arabe pour bien me faire entendre et comprendre d’eux. Une excellente coopération également, don contre don, français/arabe ! Ainsi se passe ma mission !

Des jeunes élèves célébrant la joie de Noël

Les défis du VSI

Avant mon départ, je ne connaissais ni Alexandrie, ni le monde scolaire. Cette métropole égyptienne (qui vit quasiment 24h/24h et parfois bruyamment) compte plus de 5 millions d’habitants. Les six classes dans lesquelles j’interviens, comptent en moyenne 45 élèves ! Alors, un des défis de ma mission : m’adapter, m’ajuster à la démesure, à l’école comme dans la cité, de jour comme de nuit ! S’engager dans un VSI réserve donc bien des surprises. S’y préparer est indispensable, tout comme  croire en la providence ! En définitive, resteront en mémoire de sincères relations d’amitié tissées au gré des rencontres, au fil du temps. Et le VSI terminé, entretenir ces relations dans le temps, qu’elles ne tombent pas dans l’oubli. »

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