Le volontariat, une décision qu’on ne regrette pas !

Raphaël est partit en volontariat avec sa femme Sophie pour 12 mois sur l’île de Madagascar à Antananarivo. Aujourd’hui, il témoignage sur leur choix.

Une décision réfléchie

« Cette mission en tant que VSI, cela fait plusieurs mois, voire plusieurs années qu’on y pensait. Envie de partager, de se remettre en question, de découvrir de nouveaux horizons et, modestement, de contribuer à un monde meilleur. Nos enfants étant grands et presque autonomes, nos carrières professionnelles respectives arrivant à un tournant, notre âge nous laissant encore quelques belles années d’investissement, nous avons décidé en 2022 que ce serait pour septembre 2023. Un beau cadeau pour nos 50 ans ! Où ? Avec qui ? Pour y faire quoi ? Ces questions là seraient pour plus tard !

            Et puis on a repensé à la DCC, organisme avec lequel nos amis étaient partis en coopération étant plus jeunes. Sur le site Internet, on a vite trouvé le formulaire de candidature, les infos et les témoignages que l’on cherchait. Nous voilà en session « Choisir », puis en contact avec Aïna Enfance et Avenir, puis en session « Partir », étapes qui n’ont fait que bâtir doucement mais sûrement notre départ en mission.

L’arrivée sur le terrain : une nouvelle réalité

            Et nous voilà depuis 5 mois à Madagascar, au sein de l’association Aïna qui gère un orphelinat – lieu de vie pour plus de 60 enfants de 3 à 25 ans. Notre mission est vaste puisqu’elle s’articule en animation directe avec les publics accueillis (aide aux devoirs, cours de musique, animations lecture et bibliothèque, activités numériques et informatiques, aide à l’orientation et à l’insertion des jeunes…), en soutien aux équipes éducatives en place (montage de projets et de partenariats pédagogiques, cours de FLE, coordination des actions, …), en représentation et communication de l’association auprès des partenaires extérieurs : visiteurs et bénévoles, parrains, bailleurs, autres ONG… C’est très riche en expériences et en rencontres, c’est porteur de sens et cela nous fait relativiser beaucoup de nos certitudes et fonctionnements d’occidentaux. Il y a d’ailleurs parfois des jours plus difficiles…

Raphaël jouant un morceau de ukulélé aux enfants le regardant attentivement

Une nouvelle réalité très motivante

            Et maintenant on se dit qu’on arrive déjà à la moitié de notre mission, que dans 6 mois on sera sur le départ mais qu’on n’en aura sûrement pas très envie, qu’il faudra dire au revoir et bonne continuation à toutes ces personnes rencontrées, à tous ces jeunes en devenir, à tous ces sourires remplis de simplicité…

            Alors on sait qu’on a drôlement bien fait de ne pas hésiter trop longtemps pour partir, on remercie nos employeurs et la DCC de nous avoir grandement facilité la tâche, on repense à 2022 en se disant qu’on vit plutôt bien ce qu’on imaginait à cette époque et surtout on profite tous les jours d’être ici pour continuer à avancer ensemble ! »

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