« Servir son pays et mettre son énergie et engagement au profit du développement local, c’est bien mais il est toujours nécessaire de faire ses preuves hors de son pays et encore plus de son continent pour non seulement servir, mais aussi pour acquérir de nouvelles compétences. Cette mission m’a vraiment permis de rencontrer, découvrir et travailler avec plusieurs acteurs. Aujourd’hui ma vision du monde est différente et mes connaissances sur ces différentes thématiques ont été boostées. »

« Je me suis sentie appelée à sortir de ma zone de confort : confort matériel de ma vie en France, mais aussi confort de mes certitudes. Nourris de la lecture de Laudato Si’, animés du désir de nous mettre au service, d’aller à la rencontre de l’autre, nous avons décidé, avec mon mari, de partir deux ans en volontariat. Notre départ s’inscrit dans une démarche de conversion : conversion spirituelle, humaine et écologique. Se laisser déplacer par cette expérience pour, au retour, orienter différemment notre vie. Les préparatifs nous ont montré qu’il n’était pas simple de se détacher de nos biens matériels. Partir avec 23 kilos de bagages oblige à simplifier ! Une fois dans l’avion, j’ai ressenti un réel sentiment de liberté intérieure.

Changer de perspective et se laisser interpeller

La simplicité de notre vie de volontaires est source de joie. Nous ne possédons pas grand chose mais cette “sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice”. J’ai l’impression d’être davantage dans le présent, de mieux vivre chaque jour ce qui m’est donné. Je ressens la notion de “maison commune” : nous sommes embarqués ensemble ! Tous vulnérables et interdépendants. Et cette ouverture me réjouit, me dilate le cœur ! »