J’ai vécu en 2016 ma dixième et dernière mission au Tchad ! En 1996, j’atterrissais au cœur de la brousse tchadienne pour un volontariat avec la DCC qui a finalement duré six ans.
Je n’imaginais pas, à ce moment-là, tout ce que cela allait mettre en route dans ma vie : un engagement renouvelé au service de l’Eglise, la rencontre avec Claire qui est devenue mon épouse, des choix personnels et professionnels qui, petit à petit, cherchent à être en cohérence avec les enjeux économiques et écologiques de notre monde.

Être témoin de vie « révélées » 

Pour toutes ces raisons, j’ai accepté cet engagement de chargé de mission pays qui consiste à identifier des partenaires au Tchad, participer au recrutement des volontaires, et les suivre sur le terrain et au retour. Permettre à d’autres de vivre cette expérience, être témoin de vies « révélées » et de belles rencontres interculturelles : autant de facteurs de motivation pour cette mission. Les missions sur place m’ont aussi donné l’occasion de renouer et maintenir les liens tissés lors de mon volontariat.

Se tenir à l’écoute

Cet engagement bénévole a aussi révélé un nouveau don : écouter, faire parler, faire réfléchir les volontaires et les partenaires dans un réel esprit de service et de désintéressement. Le discernement avec les candidats volontaires au moment de la proposition d’un poste a été pour moi une étape fondatrice dans la relation avec le volontaire. Enfin, mon bénévolat, c’est aussi faire partie de la famille DCC et ça aussi c’est important !

En 2016, j’ai participé à mon premier weekend des bénévoles ! Je suis rentrée de mission en Palestine en 2015 et j’ai été nommée déléguée pour la DCC dans mon diocèse dans la foulée. À Bayonne, tout est à construire.

Faire réseau en France 

Ce week-end m’a permis de prendre contact avec d’autres délégués et de bénéficier de leur expérience. Après ces 2 jours, j’étais pleine d’idées pour (re)lancer un groupe d’anciens volontaires à l’occasion des 50 ans et pour faire connaître la DCC à tous ceux et celles qui auraient envie de partir en volontariat.
Cette rencontre a aussi été l’occasion de rencontrer les formateurs et les chargés de mission. Avec Sœur Lucie, religieuse à Montpellier, nous avons décidé de contacter l’espace mission de Lourdes pour offrir un espace dédié à la DCC dans ce grand lieu de pèlerinage.

Des événements pour rassembler 

Enfin, et c’est souvent pour moi la raison première qui me fait participer à ces week-ends DCC : quel plaisir de retrouver ceux et celles qui ont vécu avec nous sur le terrain ! Que ce soit l’équipe du siège et les chargés de mission qui nous ont accompagnés avant notre départ, pendant et après la mission, ou les autres volontaires qui étaient là-bas avec nous – et même avant nous.
Quelle joie ! C’est tellement génial de voir comment le volontariat nous a marqués mais aussi comment nous construisons nos vies actuelles et futures à partir de là…