« con calma » ils sont partis en volontarit en famille – bolivie

Volontaire

Marine, David & Maé

partenaire

Fondation Patiño

domaine de mission

Education – partenariat

Nous sommes Marine, David & Maé en volontariat de solidarité internationale en Bolivie depuis le mois de septembre 2024. Pendant que Maé est à la crèche (elle a deux ans), nous, nous menons nos missions de volontariat au sein de la Fondation Patiño.

Adaptabilité et engagement

La Fondation a été créée par Simon Patiño en 1931 et développe des projets dans divers domaines : la santé, l’éducation, l’agroécologie et la culture.
Ma mission, à moi, Marine, consiste à appuyer la coordinatrice du programme de volontariat de la Fondation pour aider à l’améliorer, créer des outils de suivi, trouver de nouveaux partenariats et développer le volontariat de réciprocité, justement avec la DCC ! Un autre projet était sur ma feuille de mission qui consistait à développer une plateforme pour promouvoir le volontariat en Bolivie mais je ne sais pas si ce projet verra le jour avant mon départ, il est sans cesse repoussé.


Ma mission, à moi, David, consiste à développer un projet autour de l’utilisation du jeu sportif pour traiter de sujets de citoyenneté, d’éducation ou de santé auprès d’enfants. Je travaille ainsi à la création de fiches pédagogiques et forme les professionnels de la Fondation à la mise en place de séances auprès d’enfants. Ce n’est pas toujours simple car il y a un gap entre la direction qui m’a recruté pour développer ce projet et les équipes qui ne sont toutes volontaires pour le mettre en œuvre… C’est un travail d’équilibriste !

Accompagnement au projet « Encuentros de Potosi »

apprendre à vivre au rythme bolivien

Ce que nous avons appris, à notre arrivée, c’est que tout se fait « con calma ». C’est notre refrain de mission ! Nous qui sommes de vraies locomotives dans le travail, il nous a fallu apprendre à ralentir et à composer avec le temps de la Fondation. Ce n’est pas toujours facile car notre temps à nous de volontaire est court, compté (1 an, ça passe vite !) alors que celui de la Fondation – presque 100 ans –  est plus lent et n’est donc pas perçu de la même manière.
Notre volontariat nous permet d’en apprendre beaucoup sur la Bolivie, sur sa richesse. Ce pays tant méconnu dans le reste du monde entouré de pays bien plus connus, mériterait d’être plus mis en lumière !

Nous aimons beaucoup la gentillesse et l’authenticité des gens d’ici. Toujours prêts à rendre service. Et puis nous découvrons son histoire notamment la perte d’accès à la mer – la grande tragédie bolivienne – qui continue d’être célébrée tous les 23 mars par « el día del mar » et des défilés militaires de marins avec des maquettes de bateaux.

le volontariat en famille


Partir en famille est également d’une grande richesse. Nous qui avons vécu seul.e.s puis en couple à l’étranger, être, à présent, avec Maé en Bolivie, nous enrichit tellement plus !

Maé est un formidable vecteur de lien avec les boliviens : nous nous sommes faits des amis proches grâce à une rencontre au parc à jeu il y a 6 mois, nous avons passé noël avec eux et il y a un mois nous étions conviés à leur mariage !
Bien sûr que nous avions des doutes (surtout moi, Marine) sur le sens du volontariat pour elle. Si petite, la question de nos familles était : « va-t-elle se souvenir de son expérience bolivienne ? » Peut-être n’en gardera-t-elle pas de souvenirs à proprement parlé mais cette expérience la marque chaque jour et l’enrichit chaque jour un peu plus. Elle participe à modéliser qui elle est et qui elle sera. Elle parle d’ailleurs maintenant beaucoup plus espagnol que français, à nous de conserver cela une fois rentrés en France ! Elle nous a beaucoup impressionnés par sa grande capacité d’adaptation.

Le système de la crèche est bien différent ici qu’en France, c’est d’ailleurs sûrement notre plus grand choc culturel depuis notre arrivée en Bolivie ! Il nous a certainement fallu plus de temps à nous pour nous adapter qu’à Maé.


Que dire de plus ? Chaque expérience nous forge un peu plus et nous en apprend un peu plus sur nous-mêmes. Ce volontariat a connu bien des hauts et des bas mais nous vivons certainement une expérience privilégiée de pouvoir côtoyer ce pays et d’en apprendre toujours plus sur sa culture et sa population.

« Partir en famille est également d’une grande richesse »

Salar de Uyuni