Soigner et se laisser transformer au Congo

Volontaire

Clémence

partenaire

Aslav

domaine de mission

logistique

En 2024, Clémence embarque : direction la République du Congo. Pendant un an, elle s’engage auprès de l’ASLAV, l’Association de l’Amour Vivant, une association médico-caritative qui soutient des centres de santé dans un pays confronté à de grandes inégalités, où seulement 14% de la population a accès aux soins.

Une mission de terrain au service de la santé 

Clémence découvre pour la première fois l’Afrique en s’envolant pour la République du Congo. Pendant un an, elle rejoint l’ASLAV,  en tant que chargée de mission. Depuis 2007, cette association accompagne 26 centres de santé répartis sur l’ensemble du territoire à travers des actions multiples : formation, approvisionnement en médicaments, réhabilitation des structures, électrification, adduction d’eau, parrainages de malades et suivi nutritionnel.

Clémence intervient en appui à l’équipe locale. Ses responsabilités sont variées : logistique des formations, suivi administratif des projets, gestion des caisses en espèces dans un pays où les paiements électroniques sont rares. 

Très vite, son travail la mène sur les routes du pays, à la rencontre des soignants et des congrégations gestionnaires des centres. Des moments intenses, faits d’observation, de soutien et d’échanges. « Ma mission au Congo a été tout sauf ennuyeuse ! Les journées étaient bien remplies et l’année est passée très vite. »

Clémence dans un des centres de santé partenaire de l’association

Travailler dans un monde en besoin

La République du Congo est un pays marqué par de fortes inégalités. Son économie, très dépendante des hydrocarbures (près de 90 % des recettes de l’État), reste peu diversifiée. Ce manque d’alternatives économiques, aggravé par la dette structurelle (le pays est inscrit dans l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés), entraîne une pauvreté croissante. Dans ce contexte, le système de santé fait face à des défis majeurs.

Les structures sanitaires, pour beaucoup endommagées ou négligées depuis la guerre civile de 1997-2000, manquent cruellement de personnels formés et de matériel. En moyenne, on compte 1 médecin pour plus de 7 000 habitants, et 1 sage-femme pour 6 600. Les zones rurales sont particulièrement touchées. Clémence mesure chaque jour les difficultés du terrain, mais aussi la détermination des partenaires.

« J’ai eu la chance de voyager à travers tout le Congo grâce à mes missions. Bien qu’il s’agisse d’un pays en voie de développement, il regorge de trésors : des paysages magnifiques et une population d’une grande bienveillance. »

Une expérience humaine et spirituelle forte


Au fil des mois, Clémence découvre une vie quotidienne riche en rencontres et en partages. Elle participe à des ateliers avec d’autres volontaires de la DCC, organise des événements, célèbre Noël avec des sœurs d’une congrégation partenaire. 

Le lien avec les équipes, les habitants, les enfants croisés en mission devient peu à peu l’essence même de son engagement. Dans son rôle de volontaire, bien plus qu’accompagner des projets, elle offre un soutien moral et spirituel aux équipes, tout en développant une posture d’écoute, de coopération et de respect des réalités locales. Ce volontariat intense l’a profondément marquée.

« Parmi toutes les expériences que j’ai vécues, celle-ci est sans doute celle qui m’a le plus transformée. C’est une autre façon de vivre, de découvrir le monde, et surtout de vivre ensemble. »

Soigner et se laisser transformer au Congo

Volontaire

Clémence

partenaire

Aslav

domaine de mission

logistique

Partir en volontariat, puis continuer à s’engager autrement : c’est le chemin qu’a suivi Claire-Maëlle, bénévole à la DCC. Son parcours illustre la richesse des engagements possibles après
une mission à l’international et la manière dont l’expérience du volontariat peut se prolonger
dans le temps.

Du terrain à la formation : un engagement au service des volontaires 

Claire-Maëlle est partie en volontariat pendant deux ans en Palestine, en pleine période de Covid. Une expérience forte, humaine et professionnelle, qui la marque durablement. Quelques mois après son retour, elle participe, en tant que volontaire, à une session Revenir, un temps essentiel pour relire son expérience et amorcer le retour. Très rapidement, elle est contactée pour témoigner lors des sessions Choisir pendant lesquelles les volontaires candidats discernent leur souhait de s’engager. Pendant plusieurs mois, elle partage son parcours auprès de futurs volontaires, avec l’envie de transmettre et de donner envie de s’engager.

Cette première étape ouvre la voie à un engagement plus approfondi. Elle devient formatrice sur les week-end Choisir, qu’elle anime à plusieurs reprises. Lors du Week-end bénévole de 2023, elle est invitée à rejoindre l’équipe des formateurs sur les stages Partir, un rôle plus intense, qui demande un investissement important.

Depuis, elle a animé plusieurs stages et intervient également lors des journées par métier. Ergothérapeute de formation, elle travaille aujourd’hui dans le secteur médico-social. Son expertise professionnelle nourrit ses interventions auprès des volontaires dont le cœur de leur future mission s’inscrit dans ces domaines.

Depuis quelques mois, elle a également pris la responsabilité de diriger les sessions de formation Choisir, notamment à Redon. Ce rôle de coordination consiste à assurer le lien entrela DCC, les formateurs et les volontaires, à veiller au bon déroulement des sessions et, lorsque c’est nécessaire, à apporter un regard extérieur dans certaines situations ou questionnements.

Clémence dans un des centres de santé partenaire de l’association

un engagement bénévole riche de sens

Si elle a choisi de s’engager à la DCC, c’est d’abord par envie de partager son expérience et d’aider de futurs volontaires à se projeter. « Expliquer, témoigner, promouvoir le volontariat », voilà ce qui l’a motivée au départ. Mais cet engagement est aussi devenu un véritable chemin personnel.

Lorsque la proposition de devenir formatrice lui est faite, elle accepte malgré une appréhension : parler en public n’était pas une évidence. Elle y voit alors un défi, dans un cadre qu’elle juge « sain et sécurisant ». Progressivement, elle gagne en confiance, développe de nouvelles compétences et s’épanouit dans ce rôle. « Ça m’a énormément portée au niveau humain », confie-t-elle.

S’engager à la DCC, c’est aussi pour elle une manière de prolonger son volontariat, en continuant à soutenir la solidarité internationale à travers la formation et l’accompagnement. Les stages Partir, en particulier, lui permettent de revivre certaines dimensions de son expérience de volontaire, tout en accompagnant celles et ceux qui s’apprêtent à partir.

Aujourd’hui, son engagement bénévole lui apporte autant qu’il donne : des rencontres, des apprentissages, une ouverture humaine et des compétences transversales, notamment dans la prise de parole et l’animation de groupes. Un parcours qui témoigne de la force du collectif et de la place essentielle des bénévoles au cœur de la DCC

Une expérience humaine et spirituelle forte


Au fil des mois, Clémence découvre une vie quotidienne riche en rencontres et en partages. Elle participe à des ateliers avec d’autres volontaires de la DCC, organise des événements, célèbre Noël avec des sœurs d’une congrégation partenaire. 

Le lien avec les équipes, les habitants, les enfants croisés en mission devient peu à peu l’essence même de son engagement. Dans son rôle de volontaire, bien plus qu’accompagner des projets, elle offre un soutien moral et spirituel aux équipes, tout en développant une posture d’écoute, de coopération et de respect des réalités locales. Ce volontariat intense l’a profondément marquée.

« Parmi toutes les expériences que j’ai vécues, celle-ci est sans doute celle qui m’a le plus transformée. C’est une autre façon de vivre, de découvrir le monde, et surtout de vivre ensemble. »