Accompagner le handicap au Cameroun
Volontaire
Florine et Joachim
partenaire
Cameroun
domaine de mission
Social
Florine et Joachim sont en mission au Cameroun. Joachim s’engage auprès des étudiants en Master à l’UCAC-ICAM, et Florine accompagne des jeunes en situation de handicap psychomoteur. Leur mission s’inscrit dans l’accompagnement de publics fragiles. Ensemble, ils apprennent à s’adapter et à vivre une véritable rencontre interculturelle.
Au cOEur de la rencontre interculturelle et de l’engagement
À leur arrivée, c’est la joie qui a dominé : celle de découvrir le Cameroun, de goûter le poisson braisé au bord de la « rue de la Joie » à Douala, de sentir la chaleur des premières rencontres. « Joie d’être témoins de la surprise des Camerounais de découvrir que « des Blancs » deviennent leurs voisins, et qu’ils sont heureux de les rencontrer, », racontent-ils. L’enthousiasme était partagé.
Florine intervient auprès de jeunes en situation de handicap psychomoteur ; Joachim, lui, enseigne à des étudiants en Master à l’UCAC-ICAM. Deux missions exigeantes, mais profondément enrichissantes.

L’adaptation : entre défis quotidiens et apprentissages précieux
Mais les premiers mois n’ont pas été sans défis. Loin de leur environnement familier, Florine et Joachim ont dû s’adapter en un nouveau. « Difficile, au départ, de s’habituer à l’accent camerounais, et frustration de mal comprendre ceux que nous désirons rencontrer. Difficile de s’habituer aux modes de transport collectifs si différents »
Leur vie de couple a été mise à l’épreuve. « Difficile, enfin, de trouver un nouvel équilibre de couple alors que nos besoins diffèrent, et que les efforts d’adaptation de la journée nous rendent moins patients et plus sensibles le soir. » Mais avec le temps, les ajustements sont devenus des forces. « notre couple est aujourd’hui plus solide grâce aux difficultés traversées, et nous nous connaissons mieux l’un l’autre »
Une expérience humaine
Leur mission ne se résume pas à leurs rôles professionnels. Elle est surtout humaine. Chaque repas partagé, chaque regard échangé devient une expérience. « Nous redécouvrons les plaisirs simples, souvent trop inconscients : partager un verre, un échange, un regard, un repas ; être en bonne santé, pouvoir subvenir à nos besoins. »
En vivant au plus près des réalités locales, ils découvrent un Cameroun multiple, vibrant, parfois insaisissable. « tout en gardant à l’esprit ce fameux dicton camerounais : « Si on t’explique le Cameroun et que tu dis que tu as compris, c’est qu’on t’a mal expliqué. »
À l’image du Petit Prince et du renard qui s’apprivoisent patiemment pour créer des liens et s’aimer de manière unique, ils continuent de se questionner, de s’ émerveiller, et de se laisser transformer par ce qu’ils vivent.
« Le volontariat de solidarité, en nous permettant de vivre au plus près des réalités locales, nous ancre dans une véritable proximité avec les habitants et nous offre ainsi de belles rencontres humaines. »

