Le réengagement comme dynamique de lien

Volontaire

Aude

partenaire

Optimist’

domaine de mission

Environnement

Du Burkina Faso à la Bretagne en passant par le Sénégal, Aude, 23 ans, volontaire de réciprocité, nous raconte comment chaque rencontre nourrit l’envie de continuer à s’engager et à réinventer son parcours.

Des rencontres qui ouvrent des portes

Aude découvre le volontariat grâce à France Volontaires, avec un premier engagement national au Burkina Faso : elle rejoint La Ruche, un espace collaboratif impulsé par le Ministère Français de l’Europe et des Affaires étrangères, qui promeut la coopération et le déploiement des jeunes talents burkinabés.


« Ma mission consistait à faire de la communication et de l’événementiel : des ateliers, des conférences. C’est là que j’ai découvert la DCC, avec qui j’ai collaboré pour organiser la Journée du volontariat en 2022. »


Ces collaborations l’amènent à candidater à un volontariat de réciprocité avec la DCC. Même si sa première demande n’aboutit pas, « la DCC a gardé mon dossier, au cas-où ». C’est ainsi qu’elle rejoint le programme Grande Muraille Verte au Sénégal, une initiative de reboisement et de lutte contre la désertification. Ces liens institutionnels ont été pour elle un tremplin vers un nouveau réengagement. 

Aude a d’abord étudié la gestion, avant de découvrir le milieu de la protection de l’environnement

Des rencontres qui élargissent l’horizon

Au Sénégal, Aude découvre de nouveaux univers. Avec l’association Nébéday, elle plonge dans les thématiques de préservation de l’environnement. « J’ai appris à faire du compost, du reboisement, du tri sélectif, alors que ce n’était pas mon domaine au départ. » Elle parcourt 21 villes, anime une cérémonie en français et en wolof, et se passionne pour la protection de la mangrove, un écosystème marécageux fragile, menacé par le dérèglement climatique.


Ces expériences sont surtout l’occasion de nouer des amitiés et de partager des réalités différentes. « J’ai découvert une culture riche et variée », dit-elle en souriant. Pour Aude, la rencontre avec un pays, ses habitants et ses défis constitue un moteur pour poursuivre l’aventure du volontariat ailleurs.

Des rencontres qui donnent du sens


Aujourd’hui en France, Aude est volontaire de réciprocité à Lorient, au sein d’Optimist’, une ferme bio qui favorise la réinsertion professionnelle. Elle évoque une mère de famille ayant consacré sa vie à ses enfants en situation de handicap, et qui retrouve de l’énergie dans son travail. Elle parle aussi de Mehdi, formé en architecture, qui « a trouvé une famille chez Optimist’ » et a pu se relancer en menuiserie.


Ces portraits ont encore plus renforcé son désir d’agir. Mais son engagement ne s’arrête pas à sa mission : elle a même lancé une association au Burkina Faso pour l’insertion et l’employabilité des jeunes, qui a déjà accompagné 4 000 bénéficiaires sur le marché du travail.


« Je rencontre les salariés, des personnes ayant des parcours de vie accidentés, et je crée du lien avec eux. »

Aude et Mehdi, réinséré dans le monde professionnel depuis son passage chez Optimism’