Hortense, professeure de français au Rwanda

Hortense

enseignante de français

Entrer dans une classe de 43 élèves. Faire face à tous ces petits yeux étonnés et attentifs. N’avoir pour outils qu’un tableau noir et une craie. Pour les élèves, un semblant de cahier et un stylo. Trois ou quatre enfants par pupitres (aussi vieux que ceux de nos grands-parents). Faire le guignol, jouer, chanter, danser avec eux. Voir la violence d’autres professeurs pour instaurer le calme. Culpabiliser de ne pouvoir faire bouger les choses comme on le souhaite. Communiquer, débattre, avancer puis reculer.
Être enseignant en volontariat n’a rien à voir avec un poste habituel.
D’une simple activité, les enfants la transformeront en une joie extraordinaire. Et c’est tous ces détails, notre sourire, notre présence, notre écoute qui feront grandir très discrètement parfois, un changement. Il ne faut pas espérer une évolution extraordinaire seulement pouvoir planter en secret quelques petites graines.