Du Cameroun à l’Amazonie, Yves et Mylène œuvrent pour les peuples autochtones

Volontaire

Yves et Mylène

partenaire

RCODH & Green Sanctuary

domaine de mission

développement

Au Cameroun comme en Amazonie équatorienne, Yves et Mylène s’engagent auprès des peuples autochtones. À travers leurs missions de volontariat, ils accompagnent des communautés profondément liées à leur environnement, en respectant leurs équilibres et leurs savoirs.

Au Cameroun, s’engager auprès des communautés bakola

Depuis août, Yves est engagé comme volontaire au Cameroun auprès du Réseau Camerounais des Organisations des Droits de l’Homme. Basé à Kribi, il intervient régulièrement auprès des communautés Bakola, peuples autochtones historiquement chasseurs-cueilleurs vivant dans les forêts du sud du pays. Sa mission s’inscrit dans le cadre du Plan pour les Peuples Autochtones Vulnérables, un programme mis en place pour répondre aux impacts de l’exploitation de pétrole.

« Je suis un petit maillon de la chaîne. Ce programme existe depuis une vingtaine d’années pour compenser un impact passé. Mon rôle, c’est d’y contribuer à mon échelle, sans prétendre révolutionner quoi que ce soit. ».

Yves avec des habitants camerounais

En Amazonie, vivre l’immersion pour mieux protéger la forêt et ses habitants

Mylène mène quant à elle une mission de terrain en Équateur pour l’association Green Sanctuary, organisation et fonds de dotation français engagés dans la protection des forêts tropicales et des populations autochtones. Sa présence au sein de la communauté Kichwa de Campococcia, en Amazonie équatorienne, répond à un enjeu central pour l’association : agir au plus près des réalités locales, en lien direct avec celles et ceux qui vivent et protègent la forêt.

« Il y a vraiment deux axes de développement : la protection des forêts et la protection des humains qui dépendent de ces forêts. C’est un cercle vertueux : les humains protègent les forêts et les forêts protègent les humains. ».

Comprendre la communauté autochtone pour agir ensemble

Installée au cœur du village, Mylène partage le quotidien des quelque 500 habitants de Campococcia. Cette immersion est essentielle pour instaurer une relation de confiance, dans un contexte où la communauté, tout en étant ouverte au dialogue, reste légitimement vigilante vis-à-vis des acteurs extérieurs.


Elle participe régulièrement aux mingas, ces journées d’entraide communautaire durant lesquelles les habitants construisent, entretiennent la chakra collective, nettoient le village ou avancent sur les projets communs.  « Pour s’intégrer, il faut vivre comme le village. Participer aux mingas, partager le quotidien, c’est aussi comme ça que je comprends vraiment comment les choses fonctionnent ici. »

Au Cameroun, semi-nomades, vivant en campements dispersés, les Bakola sont difficiles à recenser précisément. Leurs habitations sont simples, en briques de terre cuite, et leur mode de vie reste étroitement lié à la forêt, qu’ils connaissent intimement.

« Ce sont des chasseurs-cueilleurs. Ils connaissent la forêt comme leur poche. Quand tu marches avec eux, tu comprends qu’ils sont chez eux. »

Yves travaille avec Merlin, son binôme local, « Merlin est incroyable. Il parle six ou sept langues, dont le bakola, fait une thèse en foresterie, a une autorité naturelle… et reste humble et sympa. C’est une très belle rencontre. »

Mylène participe au "mingas"

Diversifier sans bouleverser : accompagner les équilibres locaux

L’un des axes majeurs de la mission d’Yves concerne l’accompagnement agricole, notamment la mise en place de pépinières de cacao. L’objectif n’est pas de transformer brutalement les modes de vie, mais de proposer une diversification économique complémentaire.

« L’idée, c’est d’avoir des champs agroforestiers productifs, à la fois pour l’autoconsommation et pour générer des revenus, tout en valorisant le terroir. »

Si les Bakola ne sont pas directement menacés par l’urbanisation, ils restent exposés à de nombreuses vulnérabilités : « Ce n’est pas l’âge d’or. Il y a toujours des menaces : la déforestation, le braconnage, les conflits, des violences aussi. »

En Equateur, la mission de Mylène repose avant tout sur un rôle de lien entre le terrain et le siège de Green Sanctuary. Chaque jour, elle documente la vie de la communauté et l’avancée des projets. À Campococcia, tous les projets soutenus par Green Sanctuary sont initiés, validés et pilotés par la communauté. « Mon rôle n’est pas de décider, mais d’accompagner, de faciliter et de soutenir. »

Au quotidien, elle œuvre en faveur de la réserve forestière communautaire, où des éco-gardes locaux surveillent les parcelles protégées contre la coupe illégale, le chakra communautaire, le potager collectif, des missions de valorisation des plantes excédentaires (ananas, cacahuètes, cacao) et le recensement d’insectes comestibles, éléments clés de l’alimentation.

Yves en mission

Soutenir les dynamiques humaines et culturelles

Yves intervient également auprès des enfants et adolescents bakola, scolarisés au lycée. L’enseignement se fait majoritairement en français, ce qui représente un défi important pour les jeunes qui arrivent directement des campements dans lesquels ils parlent bakola.

La société bakola est matriarcale, avec des spécificités culturelles qui peuvent rendre l’adaptation au cadre scolaire plus complexe. « Dans les campements, ce sont les femmes qui dirigent. Et il y a aussi cette particularité : les enfants décident beaucoup. Passer à un système scolaire où l’adulte commande, ce n’est pas simple au début. »

Au-delà des enjeux environnementaux, la mission de Mylène s’inscrit pleinement dans la dimension humaine portée par Green Sanctuary. Elle travaille en lien étroit avec l’association de femmes du village pour valoriser l’artisanat, la cuisine locale et les savoirs liés aux plantes.
Elle a eu l’occasion de rencontrer Sasi, jeune femme Kichwa de 24 ans, engagée dans des études de droit pour la défense juridique des populations indigènes.

Être présents sur le terrain, écouter, accompagner sans imposer, créer des ponts entre cultures : à travers leurs missions, Mylène et Yves contribuent à faire vivre une approche du volontariat fondée sur le respect, la compréhension mutuelle et la valorisation des savoirs autochtones.

Du Cameroun à l’Amazonie, Yves et Mylène œuvrent pour les peuples autochtones

Volontaire

Yves et Mylène

partenaire

RCODH & Green Sanctuary

domaine de mission

développement

Au Cameroun comme en Amazonie équatorienne, Yves et Mylène s’engagent auprès des peuples autochtones. À travers leurs missions de volontariat, ils accompagnent des communautés profondément liées à leur environnement, en respectant leurs équilibres et leurs savoirs.

Au Cameroun, s’engager auprès des communautés bakola

Depuis août, Yves est engagé comme volontaire au Cameroun auprès du Réseau Camerounais des Organisations des Droits de l’Homme. Basé à Kribi, il intervient régulièrement auprès des communautés Bakola, peuples autochtones historiquement chasseurs-cueilleurs vivant dans les forêts du sud du pays. Sa mission s’inscrit dans le cadre du Plan pour les Peuples Autochtones Vulnérables, un programme mis en place pour répondre aux impacts de l’exploitation de pétrole.

« Je suis un petit maillon de la chaîne. Ce programme existe depuis une vingtaine d’années pour compenser un impact passé. Mon rôle, c’est d’y contribuer à mon échelle, sans prétendre révolutionner quoi que ce soit. ».

Yves avec des habitants camerounais

En Amazonie, vivre l’immersion pour mieux protéger la forêt et ses habitants

Mylène mène quant à elle une mission de terrain en Équateur pour l’association Green Sanctuary, organisation et fonds de dotation français engagés dans la protection des forêts tropicales et des populations autochtones. Sa présence au sein de la communauté Kichwa de Campococcia, en Amazonie équatorienne, répond à un enjeu central pour l’association : agir au plus près des réalités locales, en lien direct avec celles et ceux qui vivent et protègent la forêt.

« Il y a vraiment deux axes de développement : la protection des forêts et la protection des humains qui dépendent de ces forêts. C’est un cercle vertueux : les humains protègent les forêts et les forêts protègent les humains. ».

Comprendre la communauté autochtone pour agir ensemble

Installée au cœur du village, Mylène partage le quotidien des quelque 500 habitants de Campococcia. Cette immersion est essentielle pour instaurer une relation de confiance, dans un contexte où la communauté, tout en étant ouverte au dialogue, reste légitimement vigilante vis-à-vis des acteurs extérieurs.


Elle participe régulièrement aux mingas, ces journées d’entraide communautaire durant lesquelles les habitants construisent, entretiennent la chakra collective, nettoient le village ou avancent sur les projets communs.  « Pour s’intégrer, il faut vivre comme le village. Participer aux mingas, partager le quotidien, c’est aussi comme ça que je comprends vraiment comment les choses fonctionnent ici. »

Au Cameroun, semi-nomades, vivant en campements dispersés, les Bakola sont difficiles à recenser précisément. Leurs habitations sont simples, en briques de terre cuite, et leur mode de vie reste étroitement lié à la forêt, qu’ils connaissent intimement.

« Ce sont des chasseurs-cueilleurs. Ils connaissent la forêt comme leur poche. Quand tu marches avec eux, tu comprends qu’ils sont chez eux. »

Yves travaille avec Merlin, son binôme local, « Merlin est incroyable. Il parle six ou sept langues, dont le bakola, fait une thèse en foresterie, a une autorité naturelle… et reste humble et sympa. C’est une très belle rencontre. »

Mylène participe au "mingas"

Diversifier sans bouleverser : accompagner les équilibres locaux

L’un des axes majeurs de la mission d’Yves concerne l’accompagnement agricole, notamment la mise en place de pépinières de cacao. L’objectif n’est pas de transformer brutalement les modes de vie, mais de proposer une diversification économique complémentaire.

« L’idée, c’est d’avoir des champs agroforestiers productifs, à la fois pour l’autoconsommation et pour générer des revenus, tout en valorisant le terroir. »

Si les Bakola ne sont pas directement menacés par l’urbanisation, ils restent exposés à de nombreuses vulnérabilités : « Ce n’est pas l’âge d’or. Il y a toujours des menaces : la déforestation, le braconnage, les conflits, des violences aussi. »

En Equateur, la mission de Mylène repose avant tout sur un rôle de lien entre le terrain et le siège de Green Sanctuary. Chaque jour, elle documente la vie de la communauté et l’avancée des projets. À Campococcia, tous les projets soutenus par Green Sanctuary sont initiés, validés et pilotés par la communauté. « Mon rôle n’est pas de décider, mais d’accompagner, de faciliter et de soutenir. »

Au quotidien, elle œuvre en faveur de la réserve forestière communautaire, où des éco-gardes locaux surveillent les parcelles protégées contre la coupe illégale, le chakra communautaire, le potager collectif, des missions de valorisation des plantes excédentaires (ananas, cacahuètes, cacao) et le recensement d’insectes comestibles, éléments clés de l’alimentation.

Yves en mission

Soutenir les dynamiques humaines et culturelles

Yves intervient également auprès des enfants et adolescents bakola, scolarisés au lycée. L’enseignement se fait majoritairement en français, ce qui représente un défi important pour les jeunes qui arrivent directement des campements dans lesquels ils parlent bakola.

La société bakola est matriarcale, avec des spécificités culturelles qui peuvent rendre l’adaptation au cadre scolaire plus complexe. « Dans les campements, ce sont les femmes qui dirigent. Et il y a aussi cette particularité : les enfants décident beaucoup. Passer à un système scolaire où l’adulte commande, ce n’est pas simple au début. »

Au-delà des enjeux environnementaux, la mission de Mylène s’inscrit pleinement dans la dimension humaine portée par Green Sanctuary. Elle travaille en lien étroit avec l’association de femmes du village pour valoriser l’artisanat, la cuisine locale et les savoirs liés aux plantes.
Elle a eu l’occasion de rencontrer Sasi, jeune femme Kichwa de 24 ans, engagée dans des études de droit pour la défense juridique des populations indigènes.

Être présents sur le terrain, écouter, accompagner sans imposer, créer des ponts entre cultures : à travers leurs missions, Mylène et Yves contribuent à faire vivre une approche du volontariat fondée sur le respect, la compréhension mutuelle et la valorisation des savoirs autochtones.