au coeur De la brousse sénégalaise : Un volontariat au rythme de la foi

Volontaire

Louis et Marie

partenaire

communauté des Missionnaires du Sacré- Cœur

domaine de mission

Enseignement

En début d’année 2024, Marie et Louis, alors fiancés, ont mis leurs études en pause pour vivre une expérience significative. Ils sont partis en volontariat international au Sénégal, accompagnés par la DCC. Pendant cinq mois, ils se sont immergés dans la petite ville de Gossas, dans la brousse sénégalaise, à l’est de Dakar. Accueillis par les Missionnaires du Sacré Cœur , cette aventure a été animée par le désir de donner de leur temps et de vivre une transformation personnelle profonde.

Cinq mois de soutien scolaire en brousse sénégalaise

La mission de Marie et Louis se déroulait au sein de la paroisse Saint-Pierre de Gossas, dans le Diocèse de Kaolack. Leur poste était principalement axé sur le soutien scolaire.

Chaque soir, ils se rendaient dans trois internats (deux pour filles, un pour garçon) pour aider les collégiens et lycéens à faire leurs devoirs. Mathématiques, physique, français, anglais, SVT… toutes les matières y sont passées. Ce travail était d’autant plus essentiel que, bien que le français soit la langue officielle de l’enseignement, ce n’est pas la langue maternelle des enfants, qui parlent souvent le wolof.

marie-dupont-cours-internat-senegal.jpg
Marie Dupont donne un cours aux élèves dans une salle de l’internat.

La Teranga sénégalaise : quand la relation prime sur l’efficacité

En dehors de leurs tâches, les volontaires ont découvert la culture sénégalaise et ce que l’on appelle la Teranga (l’hospitalité). L’accueil formidable des habitants les a profondément touchés et épatés. Ils ont été invités à ralentir et à s’adapter au rythme local. Ce changement d’approche a été une révélation: « Au Sénégal, il est parfois plus important de prendre du temps avec l’autre et de partager avec lui, plutôt que de chercher l’efficacité, la rapidité ou la performance… De quoi faire réfléchir sur notre propre société si pressée ! »



louis-marie-famille-paroissien-senegal.jpg
Louis et Marie Dupont souriants avec une famille de paroissiens de Gossas.

De l’aide aux devoirs aux chants en Wolof : le quotidien à la paroisse

Le quotidien de Marie et Louis était un mélange d’éducation et de participation active à la vie paroissiale.
En plus de l’aide aux devoirs, ils sont devenus « multitâches » en travaillant matériellement au presbytère : peinture, bricolage, jardinage, informatique.

Leur implication religieuse était également très forte. Ils ont donné de nombreux cours de chants et de solfège à la chorale locale. L’animation liturgique, tantôt en français, tantôt en wolof, leur a permis de se lier étroitement avec les catholiques locaux. Ils ont ainsi partagé de grands moments : Pâques, un mariage, des ordinations, des confirmations, et le pèlerinage annuel à Popenguine.



mission-catholique-gossas-portail.jpg
Louis et Marie Dupont avec le groupe de paroissiens devant l’entrée de l’église Saint-Pierre de Gossas.

Défis et émerveillement : vivre l’interculturalité religieuse


L’expérience a comporté son lot de défis, comme la barrière de la langue pour faire comprendre certains concepts , ou le fait de devoir s’habituer au régime alimentaire local : « le riz est bon mais on finit par s’en lasser ».

Ces difficultés ont été largement éclipsées par les moments d’émerveillement et d’apprentissage:

  • Interculturalité religieuse : Ils ont vécu des célébrations « remplies de joie et de tam-tam » qui les ont changés des messes européennes. Ils y ont vécu l’interculturalité religieuse et découvert de nouvelles façons de vivre leur foi.
  • Partage humain : Ils ont profité du soutien scolaire pour échanger avec les jeunes sur leurs vies ou sur la culture sénégalaise.

À l’issue de ces mois de volontariat, Marie et Louis ont regagné la France avec bien plus que de simples souvenirs des nombreux endroits visités.Ils ont pu s’ouvrir à une autre culture que la leur et ont tissé de beaux liens de fraternité qu’ils entretiennent encore aujourd’hui. Ce qu’ils gardent en mémoire, ce sont avant tout les moments partagés avec les locaux, les discussions et les histoires racontées.



« Au Sénégal, il est parfois plus important de prendre du temps avec l’autre et de partager avec lui, plutôt que de chercher l’efficacité, la rapidité ou la performance… De quoi faire réfléchir sur notre propre société si pressée ! »