marguerite, déléguée en diocèse

Marguerite, Déléguée en Diocèse à Lyon

Marguerite : « Après avoir beaucoup reçu de la DCC, j’avais envie de donner à mon tour »

Marguerite, infirmière est partie en mission au Cameroun entre 2021 et 2022. Quelques mois après son retour, elle a accepté de devenir déléguée en diocèse à Lyon. Elle nous partage son chemin, ses motivations et les défis de sa mission.

Du volontariat au cameroun à l’engagement bénévole

L’année passée au Cameroun a été intense et Marguerite a pu compter sur l’accompagnement de la DCC, et c’est justement cette expérience qui a fait naître en elle le désir de donner en retour : « J’ai beaucoup reçu de la DCC pendant ma mission. Après une année compliquée, je m’étais dit que j’aimerais pouvoir redonner, mais je ne savais pas encore comment ni quand.»
Pendant sa mission, elle avait laissé entendre à l’équipe qu’un engagement futur pourrait l’intéresser. À son retour, elle prend le temps de discerner et, six mois plus tard, une fois stabilisée dans sa nouvelle vie lyonnaise, elle décide de s’engager pour faire rayonner la DCC à Lyon et dans ses environs.

Marguerite, Infirmière au Cameroun

Une mission découverte à deux : « On s’est complétées à merveille »

En mai 2023, Gabrielle rejoint Marguerite. Ensemble, elles découvrent leur rôle et ce que la DCC attend d’elles. « On se complétait vraiment très bien : elle était plus dans la communication, moi dans l’organisation ; elle était dispo en journée, moi le soir. C’était vraiment génial. » Pendant un an et demi, cette collaboration donne une belle énergie au réseau lyonnais. Depuis novembre 2024, Marguerite poursuit seule, avec un rythme nécessairement plus léger : « C’est un peu dur après avoir goûté au luxe d’être deux. Il faut accepter qu’on ne peut pas faire seule ce qu’on faisait à deux. »

Le rôle d’un délégué en Diocèse : animer, témoigner, transmettre


La mission d’un délégué en Diocèse consiste à animer le réseau des anciens volontaires et des volontaires internationaux en réciprocité (VIR) en proposant des rencontres et créant du lien. Un défi, notamment quand les volontaires sont nombreux et aux disponibilités variées. Marguerite a récemment organisé une soirée jeux de société. « À travers le jeu, on rencontre les autres autrement. Les participants étaient ravis, et plusieurs m’ont demandé de renouveler l’idée. »
La seconde mission consiste à témoigner du volontariat auprès de divers publics : au sein des aumôneries, groupes de jeunes pros, universités…Marguerite insiste sur la capacité d’adaptation de la DCC : « Au forum d’une école d’ingé, on ne parle presque pas de la foi. On s’adapte. On explique que tout le monde peut partir en mission. C’est aussi la force de la DCC.» Pour finir, valoriser les missions de la DCC pour faire connaître le volontariat. Marguerite aime l’idée de « planter des graines » : parler de la DCC auprès de publics variés, sans savoir qui, plus tard, franchira le pas.

Présentation en forum

Ce que son bénévolat lui apporte


Pour Marguerite, un des aspects les plus riches de sa mission reste les témoignages. Aucun ne se ressemble : certains demandent présentation globale du volontariat, d’autres un récit personnel sur la mission. Cette diversité lui a permis de relire son expérience au Cameroun : « Témoigner, c’est aussi pour soi. Ça oblige à poser des mots sur ce qu’on a vécu, à comprendre pourquoi c’était difficile, ce qu’on a mis en place pour tenir. Ça m’a beaucoup aidée. »
Être déléguée en Diocèse demande du temps, de l’énergie, et beaucoup de créativité pour mobiliser un réseau très divers. Mais Marguerite souligne : « On met le temps qu’on peut, selon nos disponibilités. C’est très appréciable. »
Pour Marguerite, être déléguée en Diocèse n’est pas seulement un engagement bénévole : c’est une manière de prolonger ce que la mission au Cameroun a suscité en elle.



« C’est une belle manière de continuer à donner, après avoir reçu autant. »

Course solidaire