L’eau, une ressource au centre du développement

Partit en VSI en Septembre, cela fait 6 mois que Laurent est au Paraguay pour un volontariat d’un an. Il effectue cette mission au sein d’une école internat dans le Chaco, dans un projet de traitement et distribution d’eau potable pour l’école.

Le projet de Laurent et de son partenaire local

« De manière générale, ce projet a attrait à tout ce qui concerne l’eau, comme la gestion des eaux usées, l’évacuation des eaux de pluies la prévention des inondations, et l’irrigation pour l’agriculture.

En quelques chiffres le projet c’est :

  • 40 000 000 L d’eau additionnels disponibles pour compenser le stress hydrique des grandes sécheresses.
  • Jusqu’à 80 000 L /h d’eau traitée et la garantie de pouvoir boire et utiliser une eau de qualité sans présence d’impuretés comme le zinc et la bactérie E.Coli.
  • Des solutions à bas coûts ayant l’ambition de devenir des modèles pour l’approvisionnement de l’eau dans le Chaco.

Une école dans le Chaco : un besoin vital

Le Chaco est une immense région du Paraguay qui réputée pour ses conditions climatiques extrêmes et son accès à l’eau difficile. C’est pour cela que cette région est très peu peuplée. L’école a donc pour but de réunir les enfants éparpillés dans la région pour leur permettre de bénéficier d’une éducation.

Il s’agit d’une école catholique de frères et de sœurs, appartenant à la fondation Lasalle. J’ai été très bien accueilli par la structure partenaire. Ses membres font preuve d’une réelle bienveillance, et de sympathie pour les volontaires. On m’a récupéré à l’aéroport, puis on m’a invité à manger le traditionnel Asado (grand barbecue), on m’a fait visiter le centre d’Asunción. Enfin, les membres de la Fondation Lasalle m’ont même emmené faire quelques courses et avant de partir vers l’école le lendemain même de mon arrivée.

Avant le départ pour l’école, en compagnie de l’hermano Anibal, le directeur de la fondation partenaire Ever, et l’hermano Jose

Apprendre à vivre avec les locaux

Petite pause photo avant une partie de volley, l’autre sport pratiqué à l’école avec le football.

Sur place, nous sommes plus isolés de la cacophonie du monde moderne, et je vis en autonomie totale. Lors de mes premiers jours sur place, j’ai commencé par faire des reconnaissances de terrain, des présentations, et à m’acclimater à la langue espagnole. Ne travaillant pas directement avec les enfants, et les chaleurs étant très fortes, je suis beaucoup resté à travailler à l’intérieur sur mon ordinateur. Tout en effectuant quelques sorties foot le soir, car je ne voulais pas rester invisible.

La musique fut un excellent moyen d’intégration. Ayant emmené mon clavier avec moi, je peux enseigner le piano aux enfants les mercredis après-midi et j’ai même pu accompagner une chorale lors d’un spectacle de fin d’année.

Ce que j’ai retenu, avant tout, de ma discussion avec les enfants c’est qu’ils m’envient beaucoup et rêvent eux aussi de voyager.

Le quotidien de Laurent pendant sa mission

Concernant ma mission, je suis suivi à distance par l’initiateur du projet avec qui je fais des points d’avancements. De plus, lors de la fin de la période scolaire, je suis allé à Asunción faire le travail de bureau d’étude (dimensionnement, dessin du réseau de distribution, évaluation des coûts, …). Courant Mars, je suis revenu dans le Chaco m’occuper du fonctionnement de la station d’épuration.

Je suis chanceux car le partenaire m’offre le logement en plus des 100 euros par mois, mais je complète un peu de ma poche pour la nourriture et les trajets dans la ville. De manière générale les paraguayens sont très ouverts et il est facile de se faire des amis. »

Devant la porte du bureau d’étude, avec mon partenaire et ami Danilo

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