En mission pour soutenir financièrement les PME agricoles vers la transition écologique

Junior est un volontaire Sud-Sud. Originaire de la République Démocratique du Congo (RDC), il a été envoyé en mission VSI au Togo, auprès de MAIN, comme Chargé de partenariat Afrique de l’Ouest.

Des réseaux d’investissement

MAIN est le Réseau africain des institutions de microfinance qui est une association internationale à but non lucratif. Établie en 1995, il contribue au renforcement du rôle économique et social des institutions de microfinance (IMF) en Afrique. Dans ce cadre, le MAIN s’emploie à renforcer les capacités internes des institutions de microfinance, à faciliter et à promouvoir l’échange d’informations entre les microfinances et à fournir la documentation sur les bonnes pratiques.

Le réseau MAIN est un des partenaires historiques de la Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement (SIDI), mon partenaire d’envoi. La SIDI est un investisseur solidaire français dans le secteur de la microfinance et de l’agriculture dans les pays en développement dont les principales interventions sont localisées en Afrique. Créée en 1983 à l’initiative du CCFD – Terre Solidaire, la SIDI met à la disposition des institutions de microfinance (IMF) et des coopératives et PME agricoles, des lignes de financement et des programmes d’assistance technique. Ceci afin d’améliorer, pour les IMF, l’offre des services financiers aux exclus du système financier classique ; et pour les coopératives et PME agricoles, améliorer les conditions de marché pour les petits producteurs dans les pays d’intervention.

Le développement par l’économie

En effet, la SIDI croit fermement que l’émergence des pays en développement passera par la promotion des activités économiques en milieux ruraux et surtout par l’intégration économique des personnes peu ou moins desservies par la finance classique à travers, entre autres, le développement des produits et services adaptés par les institutions de microfinance. Au-delà d’une adaptation des conditions financières, la SIDI promeut la prise en compte des aspects sociaux et environnementaux et cela fait partie intégrante de son processus d’analyse préalable à la mise en place des programmes d’assistance technique et des lignes de financement.

Soutenir financièrement des partenaires identifiés

Ma mission en tant que Chargé de Partenariat basé à Lomé est de rendre possible l’accès au financement et à l’assistance technique proposé par la SIDI aux institutions de microfinance, membres ou pas du réseau MAIN au Togo, au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. C’est dans ce cadre que je suis chargé de prospecter et d’identifier des partenaires potentiels et de travailler pour la mise en place du partenariat. Pour ce faire, je réalise une évaluation institutionnelle suivant une approche de double bottom-line (performance financière-performance sociale et environnementale). De même dans le secteur agricole, j’identifie des partenaires potentiels dans les pays d’intervention listés précédemment, aussi bien les coopératives de producteurs, les réseaux de coopératives de producteurs que les sociétés de commercialisation et/ou de transformation des produits agricoles qui s’approvisionnent majoritairement auprès des petits producteurs dans différentes filières (export et vivrier). Une grande partie de l’analyse consiste à s’assurer de l’apport de ces acteurs dans la structuration de leurs filières respectives et aussi à mesurer la manière dont leurs activités impactent à la fois financièrement et d’un point de vue social les petits producteurs (accès aux débouchés, aux prix justes et équitables, à des primes des certifications, etc.).

Par la même occasion, le niveau d’engagement de ces acteurs dans la transition écologique et sociale (TSE) est évalué. C’est dans ce cadre qu’un intérêt particulier est porté sur les coopératives et PME agricoles qui optent pour une agriculture biologique.  

Au regard de la mission qui m’a été confiée, je reste motivé à œuvrer pour que les institutions de microfinance et les entités agricoles accèdent davantage à cet appui couplé financement-assistance technique qui demeure à ce jour encore limité au niveau régional et continental malgré la multiplication des véhicules de financement de la microfinance et des Fonds de financement agricole.   

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