De volontaire à délégué en diocèse : le parcours d’Achille au sein de la DCC

Achille en animation

De volontaire à délégué en diocèse : le parcours d’achille au sein de la DCC

03 juillet 2026

De volontaire à délégué en diocèse : le parcours de d’achille au sein de la dcc

Après plusieurs années d’engagement au sein du mouvement Scout et Guide de France (SGDF), Achille poursuit aujourd’hui son chemin au service des autres au sein de la DCC. Un parcours marqué par le désir constant de s’ouvrir, d’agir et de transmettre.

Du scoutisme au volontariat international

Après trois années passées chez les compagnons au sein des SGDF, Achille et sa compagne Pauline avaient pour envie de s’engager davantage dans la solidarité internationale. Le bouche-à-oreille fait son oeuvre : ils découvrent AMOS, l’organisme d’envoi des Spiritains, puis la DCC. Séduits par la proposition, ils suivent le parcours de discernement – jeudi de l’info, week-end Choisir – avant d’être envoyés en mission au Bénin.

Achille en mission de volontariat

Le retour de mission et l’envie de poursuivre l’aventure

De retour en France, Achille ressent très vite le besoin de continuer à s’engager. « J’avais envie de tout de suite enchaîner sur quelque chose », raconte-t-il. Après quelques mois de réadaptation, il recontacte la DCC pour proposer son aide et relève le défi de devenir délégué pour le diocèse de Toulon. Il devient ainsi le référent local de la DCC, un relais indispensable entre l’association, les anciens volontaires, les paroisses et les personnes en discernement.

Achille et sa compagne Pauline en mission de volontariat à l'international

Trois missions au service du réseau

Comme délégué diocésain, Achille a trois missions principales. Animer le réseau des anciens volontaires, pour faire vivre les liens au retour de mission. Faire connaître la DCC, au sein des milieux chrétiens comme en dehors, afin d’élargir l’accès au volontariat. Promouvoir le volontariat international, en témoignant, en accompagnant et en encourageant ceux qui souhaitent partir

Rendre ce qu’il a reçu

Pour Achille, la motivation principale est de transmettre. « J’ai eu la chance de vivre une expérience extrêmement riche et structurante. Elle m’a fait mûrir et grandir », explique-t-il. Son engagement vise désormais à permettre à d’autres de connaître à leur tour une expérience aussi enrichissante.

Mais ce qui rend son expérience à la DCC si précieuse, ce sont aussi les personnes qu’il rencontre. « C’est des gens qui m’inspirent, qui m’impressionnent, qui ont des valeurs communes avec moi. Il y a un côté être avec des gens qui me ressemblent et avancer ensemble dans la même direction pour quelque chose qui a du sens », partage Achille. Les relations, la communauté et la dimension humaine de l’association font partie intégrante de son engagement.


« C’est pour rendre un peu ce que j’ai reçu, et permettre à d’autres de vivre ce que moi j’ai vécu. Parce que ça a du sens. »

Achille en rencontre avec des volontaires

Prix DCC de la solidarité internationale

PHOTO GROUPE PRIX DCC

résultats – Prix DCC de la solidarité internationale

9 juin 2026

Prix DCC 2026 : 67 projets candidats, 4 lauréats et une belle diversité d’initiatives solidaires 

Le Prix DCC de la solidarité internationale est un concours lancé par la Délégation Catholique pour la Coopération. Ouvert à tous les groupes d’étudiants, de scouts, de jeunes pros et de membres de mouvements de jeunesse de l’Eglise, il récompense quatre projets de développement au profit d’un partenaire du Sud au cours de l’année 2026.

Diversité géographique des candidats

Pour l’édition 2026 du Prix DCC, 67 groupes ont déposé leur candidature jusqu’au début du mois d’avril. Parmi eux, 23 groupes provenaient des Scouts et Guides de France. La diversité géographique des candidatures témoigne du rayonnement croissant du prix à travers le territoire : 11 groupes d’Île-de-France, 7 des Hauts-de-France, 17 des Pays de la Loire, 8 d’Occitanie, 7 de Provence-Alpes-Côte d’Azur, 5 d’Auvergne-Rhône-Alpes et 1 de Guyane française ont participé à cette édition.  

variété des parcours

Les projets présentés reflètent également la variété des parcours et des engagements. On y retrouve des groupes scouts compagnons, mais aussi des étudiants issus de plusieurs établissements d’enseignement supérieur, parmi lesquels Aix-Marseille Université, l’Université de Lille, l’Université de Toulouse, l’Université de Nantes, l’Université Grenoble Alpes, la Sorbonne, l’Université de Bordeaux ou encore l’Université de Cayenne, entre autres.


Cette année, les candidatures ont principalement mis en avant trois grands axes liés aux Objectifs de Développement Durable : l’éducation de qualité, l’accès à la santé et les partenariats pour la réalisation des objectifs. Autant de thématiques qui illustrent l’engagement de jeunes porteurs de projets sensibles aux enjeux de solidarité internationale et de développement.

Catégorie « Tout public »

1er prix – 1500 € : l’association Sen-Nhi. Elle mènera un projet au Népal du 7 juin au 11 juillet. Porté par des étudiants en médecine, ce projet repose sur trois axes : la santé, avec des actions de prévention dans les écoles népalaises ; l’éducation, avec la rénovation d’une bibliothèque ainsi que l’achat d’uniformes et de fournitures scolaires ; et enfin la culture, à travers des échanges interculturels entre enfants d’écoles françaises et népalaises, ainsi qu’un temps de retour de projet pour sensibiliser et partager l’expérience vécue.

Association Senhi
Association Sen-Khi

2e prix – 1000 € : l’association étudiante Human 7 Solidarité Togo. Son projet se déroulera au Togo, à Lomé et à Badja, du 1er juillet au 7 août 2026, en partenariat avec l’ONG ADA Togo. L’objectif principal est de faire vivre la bibliothèque de Badja pendant l’été en proposant aux enfants du village et des environs des activités sportives, artistiques et culturelles. Ce projet, co-construit avec des jeunes Togolais du même âge, s’inscrit dans une démarche d’échange interculturel et de transmission de valeurs de solidarité et de partage.

Equipe Togo
Association Human 7 Solidarité Togo

3e prix – 1000 € :  Groupe SGDF Les Compaings, également engagé à Madagascar, du 6 août au 4 septembre 2026. Cette équipe de cinq scouts et guides de France, basée à Marseille, travaillera en partenariat avec l’association Havantsika et les scouts locaux à la reconstruction d’une salle polyvalente détruite par un cyclone en 2022. Plus qu’un chantier, il s’agit pour eux d’une aventure humaine et interculturelle forte.

Groupe scout
Groupe Scout les Compaings

Prix du public – 500€

groupe scout SGDF Saint-Claire, Saint-François et Sainte-Marie de Valles. Cette équipe de six compagnons partira à Madagascar du 12 juillet au 13 août 2026, à Vohilava. En partenariat avec les scouts locaux et l’association Havantsika, elle mènera un chantier de réhabilitation d’une salle polyvalente afin d’offrir au village un espace dédié aux activités culturelles et éducatives. Ce projet associe chantier technique et rencontre interculturelle durable.

Groupe scout Toulouse Garonne
Groupe Scout Toulouse Garonne

Vivre au Liban aujourd’hui, c’est apprendre à vivre avec l’incertitude

Vivre au Liban aujourd’hui, c’est apprendre à vivre avec l’incertitude 

Le Liban traverse une crise multidimensionnelle mêlant conflit armé avec Israël, effondrement économique et urgence humanitaire. Depuis mars 2026, les frappes et ripostes entre Israël et le Hezbollah ont fait plus de 2 000 morts, tandis que l’hyperinflation et la faillite bancaire plongent 80 % de la population dans la pauvreté. Rami, ancien volontaire de réciprocité aujourd’hui rentré dans son pays, nous livre son témoignage, aux côtés de ceux de plusieurs de nos partenaires, plus mobilisés que jamais sur le terrain.

Vivre au Liban aujourd’hui, c’est apprendre à vivre avec l’incertitude. Depuis plusieurs mois, la guerre a repris dans certaines régions du pays, raconte Rami. Les bombardements touchent surtout le sud du Liban, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. Là où je vis, à Byblos, la situation reste relativement calme pour l’instant. Ma famille et mes amis vont bien, et la vie continue. Mais même lorsque les combats ne sont pas directement autour de nous, la guerre n’est jamais très loin.

Ces derniers jours, l’armée israélienne a diffusé plusieurs annonces demandant aux habitants d’évacuer certaines zones avant les bombardements. Hier encore, des appels ont été lancés pour que toute la population du sud du Liban et de la banlieue sud de Beyrouth quitte ces régions. Beaucoup de personnes se sont retrouvées soudainement dans la rue, parfois avec très peu de temps pour partir, sans vraiment savoir où aller. Certaines n’avaient ni endroit pour dormir ni quoi manger. Des associations, des municipalités et de nombreuses initiatives citoyennes essaient d’organiser l’accueil de ces personnes déplacées, en trouvant des logements provisoires et en distribuant de la nourriture. Aujourd’hui, on estime que près de 400 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays, sur une population d’environ quatre millions d’habitants. 

Sur le terrain, les partenaires s’organisent pour faire face à cette urgence et adapter leurs missions aux besoins croissants des populations déplacées. Sœur Marie Dominique Croyal, partenaire au Liban nous partage « de notre côté, nous poursuivons notre mission en nous adaptant aux besoins des familles dont un certain nombre ont dû s’expatrier et qui n’ont pas eu d’autre choix que de placer leur parent dans un Centre comme le nôtre qui veille à tous leurs besoins. Nous attendons avec impatience la reprise effective de notre partenariat avec la DCC. »

Le père Josephe Jabbour, directeur de l’école Saint Joseph Catholique au Liban témoigne également de cet engagement auprès des plus fragiles : « En tant que chrétiens, nous croyons aux paroles du Seigneur: « N’ayez pas peur… J’ai vaincu le monde». Nous vaincrons assurément le monde avec Lui, non pas par les armes et le feu, mais par l’amour et la générosité. Désormais, nous poursuivrons notre mission auprès des plus vulnérables de la société, à savoir les enfants et les orphelins. »

Il suffit d’allumer la télévision, de regarder les informations ou parfois simplement d’entendre un avion passer dans le ciel pour se rappeler que la situation peut changer rapidement ajoute Rami. Nous suivons tous les nouvelles avec attention, en espérant que les choses ne s’aggraveront pas. Beaucoup de familles arrivent dans des régions plus calmes avec très peu de choses, simplement ce qu’elles ont pu emporter en partant. Souvent, elles sont accueillies par des proches ou par des amis. Au Liban, la solidarité familiale et sociale reste très forte. Dans les moments difficiles, les gens s’entraident beaucoup.

Cette solidarité s’exprime aussi à travers la foi et le soutien entre partenaires. Roula Najm, Présidente de Anta Akhi au Liban ajoute « Nous continuons à prier et à confier notre pays, tout le Moyen-Orient, et le monde entier à notre Seigneur. Nous rendons grâce pour votre présence à nos côtés et aux côtés de ceux qui souffrent. Nous espérons que notre collaboration puisse repartir bientôt ! Inchallah ! Que le Seigneur bénisse en abondance le fruit de votre Œuvre.

Pour comprendre ce que nous vivons aujourd’hui, il faut aussi se rappeler que le Liban est un pays qui porte une histoire marquée par les conflits précise Rami. La guerre dite « civile », entre 1975 et 1990, a profondément marqué la société et les mémoires. En réalité, ce conflit n’était pas seulement interne : il impliquait aussi directement ou indirectement plusieurs acteurs régionaux et internationaux, notamment des forces palestiniennes, syriennes et israéliennes, ainsi que l’influence de puissances étrangères comme les États-Unis, l’Iran, la France et d’autres pays européens.

Même pour ceux de ma génération qui ne l’ont pas vécue directement, cette guerre reste très présente dans les histoires de nos parents et de nos grands-parents. Beaucoup de familles ont été déplacées, ont perdu des proches ou ont vécu des années de peur et de division.

Après la fin de la guerre en 1990, un accord a été conclu pour désarmer les différentes milices et réunifier l’armée libanaise, qui elle-même avait été divisée pendant le conflit. La plupart des groupes armés, qu’ils soient sunnites, druzes, chrétiens, communistes ou même certaines milices chiites, ont remis leurs armes. Cependant, le Hezbollah, principalement implanté dans le sud du pays, a conservé les siennes en affirmant qu’il poursuivait la lutte contre l’occupation israélienne du sud du Liban.

L’armée israélienne s’est finalement retirée du sud du Liban en 2000. Malgré cela, le Hezbollah a conservé son arsenal. À plusieurs reprises, l’État libanais a tenté d’aborder la question du désarmement, mais cela n’a jamais abouti. Au fil des années, les tensions politiques se sont aggravées. L’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005, ainsi que celui d’autres figures politiques et publiques, ont profondément marqué le pays. Par moments, des affrontements internes ont également eu lieu, notamment en 2007, 2008, 2011 ou encore lors de tensions plus récentes. Pour le Hezbollah, la possession d’armes reste liée à sa doctrine et à son identité politique et militaire, développée depuis sa création officielle en 1985 avec un fort soutien de l’Iran.

Depuis la fin de la guerre civile, le pays n’a donc jamais vraiment connu une longue période de stabilité. Il y a eu la guerre de 2006 avec Israël, des tensions politiques régulières, puis une crise économique extrêmement grave à partir de 2019. Cette crise a bouleversé la vie de la majorité des Libanais : la monnaie s’est effondrée, le pouvoir d’achat a chuté, et de nombreuses personnes ont perdu leurs économies. Puis il y a eu l’explosion du port de Beyrouth en août 2020, une catastrophe qui a profondément marqué tout le pays. Aujourd’hui, les tensions régionales et les affrontements liés à la frontière avec Israël viennent encore ajouter une nouvelle couche d’incertitude.

Dans ce contexte, la vie quotidienne continue malgré tout. En temps normal, les gens vont travailler, les enfants vont à l’école, les cafés, restaurants et bars restent ouverts dans les zones calmes, et les familles continuent de se retrouver le soir ou le week-end. Mais depuis la reprise récente des bombardements, les écoles ont suspendu les cours dans toutes les régions, et plusieurs établissements situés dans des zones plus sûres ont ouvert leurs portes pour accueillir des familles déplacées.

Si vous marchiez dans certaines rues de Byblos, vous pourriez parfois avoir l’impression que tout est normal : des restaurants sont ouverts, des personnes discutent sur les terrasses, des enfants jouent. Beaucoup de parents essaient de préserver ces moments pour leurs enfants, pour qu’ils puissent profiter de leur enfance et ne pas revivre ce que leurs propres parents ou eux-mêmes ont connu pendant les années de guerre. Mais derrière cette apparence de normalité, il y a toujours une fragilité. Beaucoup de décisions se prennent au jour le jour. On se demande si la situation va rester calme, si les infrastructures essentielles comme l’aéroport ou le port resteront ouverts, ou si les tensions vont s’étendre.

Cette situation crée une forme particulière de rapport au temps. Beaucoup de Libanais ont appris à vivre dans le présent, parce que l’avenir est souvent difficile à prévoir. Il y a aussi une grande capacité d’adaptation. Certains parlent de résilience. Peut-être est-ce simplement une manière de continuer à avancer malgré les difficultés. La famille, les amis, la foi pour beaucoup de personnes, et la vie sociale sont des soutiens essentiels. Les moments partagés autour d’un repas, d’un café ou d’une visite prennent parfois encore plus de valeur dans ces périodes.

Mais cette réalité pèse aussi sur les perspectives de notre avenir. Trouver un travail est déjà difficile en temps normal, et cela l’est encore davantage dans les conditions actuelles du pays. Beaucoup de jeunes se demandent s’ils pourront construire leur avenir au Liban. Certains choisissent de partir à l’étranger pour chercher des opportunités ou simplement plus de stabilité.

L’attachement au pays reste très fort. Le Liban est un petit territoire, mais il possède une richesse humaine, culturelle et spirituelle très particulière. C’est un pays de diversité, de rencontres et d’histoire. Même dans les moments les plus difficiles, beaucoup gardent l’espérance qu’un jour le pays pourra connaître une paix plus durable et une véritable stabilité.

Dans ce contexte, les messages de soutien, l’amitié et les prières venant de l’étranger comptent beaucoup. Ils rappellent que nous ne sommes pas seuls et que ce que nous vivons ici est aussi porté par d’autres. Cette solidarité, même à distance, donne de la force pour continuer à espérer et à avancer. »

Ce besoin de soutien et de présence est partagé par les partenaires locaux.

Sr Antoinette Assaf, Sœurs du Bon Pasteur confie, « En ces temps où l’obscurité semble parfois l’emporter, savoir que notre communauté demeure présente dans vos cœurs et vos prières est une véritable source de réconfort et de courage pour nous tous. »

Le Liban est fortement influencé par les dynamiques régionales : l’Iran soutient le Hezbollah, tandis que les Etats-Unis et l’Arabie saoudite exercent une pression sur le gouvernement libanais pour limiter l’influence chiite et contrôler les négociations avec Israël qui sont incertaines. Le Hezbollah continue de maintenir sa posture militaire, alors que l’État libanais, fragilisé, peine à répondre à la crise économique et humanitaire, rendant la reconstruction dépendante de l’appui international.

De volontaire à formatrice : un engagement qui grandit avec la DCC

Claire en mission de volontariat en Palestine

De volontaire à formatrice : un engagement qui grandit avec la DCC

12 Février 2026

De volontaire à formatrice : un engagement qui grandit avec la DCC

Partir en volontariat, puis continuer à s’engager autrement : c’est le chemin qu’a suivi Claire-Maëlle, bénévole à la DCC. Son parcours illustre la richesse des engagements possibles après une mission à l’international et la manière dont l’expérience du volontariat peut se prolonger dans le temps.

Du terrain à la formation : un engagement au service des volontaires

Claire-Maëlle est partie en volontariat pendant deux ans en Palestine, en pleine période de Covid. Une expérience forte, humaine et professionnelle, qui la marque durablement. Quelques mois après son retour, elle participe, en tant que volontaire, à une session Revenir, un temps essentiel pour relire son expérience et amorcer le retour. Très rapidement, elle est contactée pour témoigner lors des sessions Choisir pendant lesquelles les volontaires candidats discernent leur souhait de s’engager. Pendant plusieurs mois, elle partage son parcours auprès de futurs volontaires, avec l’envie de transmettre et de donner envie de s’engager.

Cette première étape ouvre la voie à un engagement plus approfondi. Elle devient formatrice sur les week-end Choisir, qu’elle anime à plusieurs reprises. Lors du Week-end bénévole de 2023, elle est invitée à rejoindre l’équipe des formateurs sur les stages Partir, un rôle plus intense, qui demande un investissement important.

Depuis, elle a animé plusieurs stages et intervient également lors des journées par métier. Ergothérapeute de formation, elle travaille aujourd’hui dans le secteur médico-social. Son expertise professionnelle nourrit ses interventions auprès des volontaires dont le cœur de leur future mission s’inscrit dans ces domaines.

Depuis quelques mois, elle a également pris la responsabilité de diriger les sessions de formation Choisir, notamment à Redon. Ce rôle de coordination consiste à assurer le lien entrela DCC, les formateurs et les volontaires, à veiller au bon déroulement des sessions et, lorsque c’est nécessaire, à apporter un regard extérieur dans certaines situations ou questionnements.

Claire en mission de volontariat en Palestine

un engagement bénévole riche de sens


Si elle a choisi de s’engager à la DCC, c’est d’abord par envie de partager son expérience et d’aider de futurs volontaires à se projeter. « Expliquer, témoigner, promouvoir le volontariat », voilà ce qui l’a motivée au départ. Mais cet engagement est aussi devenu un véritable chemin personnel.

Lorsque la proposition de devenir formatrice lui est faite, elle accepte malgré une appréhension : parler en public n’était pas une évidence. Elle y voit alors un défi, dans un cadre qu’elle juge « sain et sécurisant ». Progressivement, elle gagne en confiance, développe de nouvelles compétences et s’épanouit dans ce rôle. « Ça m’a énormément portée au niveau humain », confie-t-elle.

S’engager à la DCC, c’est aussi pour elle une manière de prolonger son volontariat, en continuant à soutenir la solidarité internationale à travers la formation et l’accompagnement. Les stages Partir, en particulier, lui permettent de revivre certaines dimensions de son expérience de volontaire, tout en accompagnant celles et ceux qui s’apprêtent à partir.

Aujourd’hui, son engagement bénévole lui apporte autant qu’il donne : des rencontres, des apprentissages, une ouverture humaine et des compétences transversales, notamment dans la prise de parole et l’animation de groupes. Un parcours qui témoigne de la force du collectif et de la place essentielle des bénévoles au cœur de la DCC

Claire en formation avec les volontaires
Claire avec d'autres formatrices

Le Prix DCC de la solidarité internationale

2025 Prix DCC - AFFICHE 2

Prix DCC de la solidarité internationale

30 janvier 2026

Le Prix DCC de la solidarité internationale

Le Prix DCC de la solidarité internationale est un concours lancé par la Délégation Catholique pour la Coopération. Ouvert à tous les groupes d’étudiants, de scouts, de jeunes pros et de membres de mouvements de jeunesse de l’Eglise, il récompense quatre projets de développement au profit d’un partenaire du Sud au cours de l’année 2026.

Vous avez un projet de solidarité internationale pour 2026 ?

Participez et gagnez une dotation et l’accompagnement de la DCC tout au long de votre projet !

La DCC propose deux catégories :

Catégorie “Tout Public” :
• 1er Prix : L’équipe lauréate obtiendra un soutien de 1500 €.
• 2e Prix : L’équipe lauréate obtiendra un soutien de 1000 €.
• Prix du Public : L’équipe lauréate obtiendra un soutien de 500 €

Catégorie “scoute” : L’équipe lauréate obtiendra un soutien de 1000 €

Les lauréats bénéficieront aussi :
• d’une mise en lumière des projets gagnant
• d’une rencontre des volontaires DCC présents sur place
• d’une formation présentiel avant le départ le 22 mai à Paris..  

2025 Prix DCC - AFFICHE 2

Qui peut participer ?

Ce prix est ouvert aux groupes d’étudiants et jeunes pros de tout âge et de toute région, issus d’aumôneries, de mouvements, ou d’associations étudiantes. Le projet devra avoir lieu en 2026 et soutenir un partenaire du Sud (association, école, diocèse, mouvement de scoutisme local…).

Critères de sélection des projets
• Le projet apporte son soutien à une initiative d’un partenaire du Sud.
• Il s’inscrit dans une action de développement pérenne (ce n’est pas de l’urgence).
• Il met en œuvre une dynamique de rencontre interculturelle. Il implique une préparation personnelle des étudiants porteurs du projet.

Pourquoi un prix DCC de la solidarité internationale ?
A travers le Prix de la DCC de la solidarité internationale, la Délégation catholique pour la coopération souhaite sensibiliser les jeunes à la solidarité internationale et faire connaître la DCC ainsi que le volontariat de solidarité internationale  

AFICHE PRIX DCC

Pour participer :

Renvoyer avant le 10 avril 2026 votre dossier comprenant :

• Le descriptif du projet : but général, objectifs, étapes de réalisation, critères d’évaluation.
• Le planning détaillé du projet (en France et sur le terrain).
• Le budget prévisionnel, les autres sources de financement.
• La présentation du partenaire du concerné, ses coordonnées.
• Le dossier fera entre 8 et 15 pages et comportera une page de résumé du Télécharger ici la page de garde
• Vous devrez faire une publication sur les réseaux sociaux avec la page de votre projet en taguant @la_dcc (instagram) / @ladcc.volontariat et @PrixDCC (Facebook) 


Les groupes étudiants, jeunes pros, scouts, mouvement et associations qui souhaitent participer envoient leur dossier de candidature au service Formation, Animation réseau et Recrutement (FARR) de la DCC avant le vendredi 10 avril 2025.

  • Une équipe ne pourra être lauréate de plusieurs prix.
  • Un jury sélectionnera 3 lauréats, et en choisira 3 à 6 autres qui seront soumis au vote du public pour le prix du public.
  • Les 4 projets lauréats seront prévenus en mai 2025.
  • Une fois le projet réalisé, les groupes lauréats devront présenter un compte-rendu auprès de la DCC (récit, bilan financier, photos).

Pour en savoir plus : Règlement détaillé du Prix DCC de la solidarité internationale 2026.

Prêts à participer ?

Attention, ces deux étapes sont obligatoires pour que votre candidature soit prise en compte. Merci de réaliser les deux étapes en même temps pour faciliter le traitement du dossier.

Catégorie « Tout public »

1er prix – 1500 € : Le projet de solidarité à Madagascar s’est déroulé du 1er au 24 juillet 2025 dans le district de Mananjary, au sud-est de l’île. Cette initiative est issue d’une coopération entre trois associations partenaires : Rêvons Ensemble, association d’aide médicale et d’intérêt général active dans la région ; l’Association des Étudiants en Pharmacie de Madagascar ; et Humani’Care Strasbourg, association de solidarité locale et internationale de la faculté de pharmacie de Strasbourg. Le projet s’est articulé autour de quatre axes principaux : des actions de dépistage, des sensibilisations auprès d’enfants, la prévention et l’apprentissage des gestes de premiers secours, ainsi que le développement de l’interculturalité.

Gagnant du 1er prix


2e prix – 1000 € : L’équipe Misi Arménie 2025 Solidari’terre (EM Lyon) a mené une mission de solidarité à Jrapi, en Arménie, du 2 au 22 août 2025, en partenariat avec l’Armenian Youth Association (AYO). Le projet a porté sur la rénovation d’une salle d’art d’environ 50 m² et d’une partie du bâtiment, incluant travaux de murs, sol, électricité, plomberie, installation de mobilier et réalisation d’une fresque murale. Des ateliers artistiques et éducatifs ont été proposés aux jeunes, ainsi que des activités sportives et ludiques favorisant l’échange et la participation.

Gagnant du  2eme prix


Prix du public – 500 € : L’équipe MISI Indonésie – Solidari’Terre a conduit un projet de solidarité en Indonésie du 5 au 24 juillet 2025, en partenariat avec Yayasan Harapan Sumba (YHS). Le projet s’est articulé autour de deux volets complémentaires. Le premier a consisté en la construction de six toilettes et d’un réservoir d’eau afin d’améliorer l’accès à des sanitaires décents et à l’eau potable pour des familles pauvres et marginalisées de l’île de Sumba.
Le second volet a porté sur l’animation de cours d’anglais auprès d’enfants de l’île, visant à renforcer leur confiance en eux et à développer des compétences favorisant les échanges avec des personnes d’autres nationalités.

Gagnant du prix du public


Catégorie spéciale “scoute” : L’équipe Les Verts à Pieds a mené une action de développement pérenne au Brésil, dans la favela de Vila Prudente à São Paulo, du 26 juillet au 26 août 2025, en partenariat avec l’ONG ARCA et les Scouts et Guides de France. Le projet a consisté en l’organisation d’ateliers éducatifs, sportifs et coopératifs, ainsi que d’activités culturelles franco-brésiliennes et d’un atelier de couture contribuant au financement des actions de l’association.
Environ 70 enfants et adolescents âgés de 6 à 14 ans ont été concernés, ainsi que des bénévoles et salariés impliqués dans la gestion de l’ONG.

Gagnant prix du Scout


Vivre Noël loin de chez soi : entre traditions et nouveauté

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Récit de volontaires

Décembre 2025

Kebalo, Priya et Sarah partagent leurs expériences et leurs découvertes pendant les fêtes de Noël.

Quitter son pays, c’est aussi apprendre à vivre différemment les moments forts de l’année. Kebalo, Priya et Sarah, volontaires en France, partagent leurs expériences et leurs découvertes pendant les fêtes de Noël.

Kebalo et les gestes qui apaisent en cette période de noël

Kebalo est originaire du Togo. Titulaire d’un diplôme d’agronome, il vit aujourd’hui une expérience de volontariat international de réciprocité à l’abbaye de la Pierre-qui-Vire, au cœur du Morvan. Précédemment, il a effectué un service civique dans le Sud de la France. Chrétien laïque, il a toujours accordé une importance particulière à la période de Noël.

Son premier noël en France fut pour lui un moment singulier. Loin de sa famille et de son pays, il a été invité à célébrer la fête dans la famille d’une collègue de travail, entouré de proches et d’autres volontaires togolais. Il se souvient de cette veillée comme d’un moment d’une grande chaleur humaine : l’ambiance festive, la table abondante, les rires et le partage ont profondément marqué son esprit.
« Au Togo, explique-t-il, Noël se vit autrement. On va à la messe, puis on partage un repas simple — souvent du foufou (purée d’igname) avec une soupe ou du riz — avant de retourner à ses activités. Le côté festif n’existe que dans les familles aisées. »

Ce qui l’a le plus touché, ce sont les gestes de bienveillance dont il a été l’objet : une accolade, un baiser, une caresse sur l’épaule.
« Ces marques d’affection sont rares chez nous, même entre parents et enfants adultes. Ici, j’ai compris que ces gestes, aussi simples soient-ils, portent une vraie force. Ils transmettent l’amour, le respect, la présence. Ils guérissent. »

L’année suivante, Noël, Kebalo l’a vécu d’une autre manière, plus intime. Il l’a fêté avec les moines de l’abbaye : une messe, un repas simple partagé, et un temps de contemplation et de silence. Il a« célébré Noël dans la paix et la gratitude. »

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Kebalo dans le jardin

Pryia, « la lumière unit les gens »


Originaire d’Inde, Priya a passé une année en France dans le cadre d’un volontariat international de réciprocité, au siège de la DCC. Pendant les fêtes de Noël, elle a choisi de découvrir l’Europe du Nord : Strasbourg, Berlin, Bruxelles… autant de villes qu’elle rêvait de visiter, avec leurs marchés de Noël scintillants et leurs spécialités gourmandes.
«C’était la première fois que je vivais Noël loin de l’Inde. Avec d’autres volontaires indiens, nous avons voyagé, visité des églises, et assisté à la messe de Noël en Allemagne. La célébration était en allemand, difficile à comprendre, mais l’ambiance, la musique et les chants m’ont profondément touchée. »

À Paris, Priya a aussi décoré sa chambre et le foyer où elle loge : guirlandes, bougies, lumières… Des gestes simples qui lui rappelaient Diwali, la grande fête des lumières en Inde.
« Diwali, c’est un peu notre Noël à nous. On décore les maisons, on allume des lampes, on s’offre des cadeaux et on tire des feux d’artifice. C’est une fête de joie, de lumière et de renouveau. »

Ce qui l’a le plus marquée, c’est la chaleur spirituelle du Noël européen : la convivialité des repas, la beauté des chants, le silence recueilli des églises illuminées.
« Même si tout m’était nouveau, j’ai ressenti la même énergie que pendant Diwali : celle de la lumière qui unit les gens, au-delà des religions et des frontières. »

Priya dans une église à Noël

Sarah, retrouver ses traditions dans un nouvel environneemnt


Sarah, originaire d’Équateur a vécu deux années en France. Volontaire, elle a fêté son premier Noël loin de ses proches à Marseille. Une première expérience difficile et pour ne pas rester isolée, Sara a finalement célébré Noël avec une amie équatorienne. Ce moment de partage lui a permis de retrouver une part de la culture qui lui manquait. Même si cette célébration ne ressemblait pas à ses Noël habituels, elle lui a apporté un certain apaisement et l’a aidée à se motiver moralement.

Elle a également assisté à la messe de Noël, un moment qui l’a profondément marquée par la chaleur spirituelle et le sentiment d’union qu’elle y a ressenti. Pour Sara, Noël en France garde un sens fort pour les chrétiens tout en étant célébré de manière ouverte, contrairement à l’Équateur où la dimension religieuse est centrale. La symbolique des bougies, représentant la lumière et l’espoir, l’a particulièrement touchée, même si certaines traditions de son pays, comme l’arbre, les cadeaux et le repas familial, lui ont manqué.

Son deuxième Noël, vécu à Paris, a été bien différent. Rapidement accueillie par une famille colombienne installée dans la capitale, elle a partagé les fêtes avec des amis français. Au travail, un repas convivial, ponctué de jeux et d’échanges de cadeaux, lui a rappelé l’esprit festif et animé des traditions équatoriennes.

Sara en train de sourire

« Retisser des liens… avec vous ! » : découvrez notre campagne de fin d’année

Génération ultra-connectée

Dans un monde marqué par de profondes fractures sociales, écologiques et culturelles, nous lançons notre campagne de fin d’année autour d’un message central : retisser des liens là où tout semble se délier. Ce message incarne ce qui fait le cœur de notre mission : créer des ponts, renforcer la fraternité et nous tenir aux côtés de celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Chaque mission, chaque volontaire, chaque partenaire local participe à faire émerger un peu plus d’attention, de solidarité et d’humanité là où elles sont nécessaires.
À la DCC, nous avons choisi une réponse simple et résolue : tisser, retisser, et reconstruire ces liens essentiels

Des solutions existent, nous les VIVONS déjà

Depuis près de 60 ans, nous faisons l’expérience que des liens retissés peuvent transformer des vies. Au Paraguay, en France, en Afrique, en Asie, en Amérique latine… nos volontaires accompagnent des projets qui reconnectent à l’essentiel : la terre, les autres, la dignité, la participation de chacun.
Leur engagement ne change pas seulement des situations : il répare du vivant, du social, de l’humain.

Retisser des liens, ensemble

Avec près de 400 volontaires engagés chaque année aux côtés de 200 partenaires dans 40 pays, nous savons que cette dynamique est possible.
Mais nous savons aussi qu’elle repose sur un pilier indispensable : votre soutien.

Former, accompagner, soutenir les missions, fournir le matériel nécessaire, appuyer les initiatives locales… Rien de tout cela ne peut se faire sans vous..

Avec la DCC la solidarité existe

Votre don avant le 31 décembre compte vraiment

En cette fin d’année, nous nous tournons vers toutes celles et ceux qui croient en la valeur du lien.
Vos dons — déductibles de 66 % — doivent être réalisés avant le 31 décembre pour être intégrés à votre prochaine déclaration fiscale.

La solidarité circule à travers le monde

nouvelle promotion de volontaires de réciprocité

45 Volontaires ont débuté leur mission en france

La Dcc accueille une nouvelle promotion de volontaires de réciprocité et passe le cap des 200 vir accueillis depuis 2017

En accueillant 45 volontaires venus de 15 pays, la DCC confirme son engagement pour une coopération fondée sur l’échange, la réciprocité et la rencontre des cultures.

Une promotion internationale et engagée

La DCC a accueilli en septembre une nouvelle promotion de volontaires internationaux de réciprocité, porteurs d’énergie, d’engagement et de solidarité. Venus de 15 pays (Burkina Faso, Madagascar, Liban, Équateur…), 45 volontaires ont débuté leur année de mission en France, prêts à mettre leurs compétences au service de projets humains et inspirants. Engagés auprès de partenaires locaux tels que Les Apprentis d’Auteuil, l’Arche, la Canopée, Peuples Solidaires Jura, Simon de Cyrène ou encore le département de la Seine-Maritime, ils apportent chacun leur regard, leur savoir-faire et leur envie d’agir pour une société plus solidaire et ouverte.

Formation des volontaires – Septembre

Une semaine de formation interculturelle

Dès leur arrivée, les volontaires ont participé à une semaine de formation animée par la DCC. Ce temps fort leur a permis d’aborder les enjeux interculturels, de partager des outils et des bonnes pratiques, et surtout de vivre de riches moments de rencontre et de convivialité. Tania Gemayel, venue du Liban en Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) à la Ravoire, témoigne : « Ce que je retiens vraiment le plus, ce sont les nouvelles rencontres que j’ai pu faire et tous les débats auxquels j’ai participé. C’est une très belle expérience de vivre cette interculturalité. »
À la suite de cette formation, chacun a rejoint son lieu de mission. Pour Aravindhan Govindaraj, venu d’Inde et engagé en VSI à Clermont-Ferrand, cette expérience est déjà très enrichissante : « Je suis très content de travailler avec les personnes qui vivent avec un handicap mental. En Inde, si une personne présente un handicap intellectuel, elle dépend souvent d’un proche. Ici, en revanche, les personnes en situation de handicap sont beaucoup plus autonomes : nous n’avons pas à faire les choses à leur place, mais simplement à travailler avec elles. »

Promotion VIR Septembre 2025

Des volontaires qui prolongent leur engagement

Certains volontaires de la promo 2024 ont choisi d’aller encore plus loin dans leur engagement et prolongent leur mission d’un an. C’est le cas de Daniela Diaz, venue d’Équateur et en mission à Blagnac : « Prolonger ma mission, c’est l’opportunité d’approfondir mes compétences, de prendre davantage d’initiatives et de contribuer à d’autres projets au sein de la communauté. »
Tout au long de leur engagement, les volontaires sont accompagnés par la DCC et leurs partenaires locaux, qui les soutiennent dans la valorisation de leurs talents et de leurs expériences.

Leur parcours illustre une autre manière de concevoir la coopération à la DCC : une dynamique d’échange et de réciprocité, une rencontre vivante entre les cultures, au-delà des frontières entre Nord et Sud.
Une belle énergie collective au service d’un monde plus juste et plus fraternel.

tous les témoignages La liste des missions

parole de bénévole marguerite, déléguée en diocèse

Marguarite et des bénévoles

marguerite, déléguée en diocèse

Marguerite, Déléguée en Diocèse à Lyon

Marguerite : « Après avoir beaucoup reçu de la DCC, j’avais envie de donner à mon tour »

Marguerite, infirmière est partie en mission au Cameroun entre 2021 et 2022. Quelques mois après son retour, elle a accepté de devenir déléguée en diocèse à Lyon. Elle nous partage son chemin, ses motivations et les défis de sa mission.

Du volontariat au cameroun à l’engagement bénévole

L’année passée au Cameroun a été intense et Marguerite a pu compter sur l’accompagnement de la DCC, et c’est justement cette expérience qui a fait naître en elle le désir de donner en retour : « J’ai beaucoup reçu de la DCC pendant ma mission. Après une année compliquée, je m’étais dit que j’aimerais pouvoir redonner, mais je ne savais pas encore comment ni quand.»
Pendant sa mission, elle avait laissé entendre à l’équipe qu’un engagement futur pourrait l’intéresser. À son retour, elle prend le temps de discerner et, six mois plus tard, une fois stabilisée dans sa nouvelle vie lyonnaise, elle décide de s’engager pour faire rayonner la DCC à Lyon et dans ses environs.

Marguerite, Infirmière au Cameroun

Une mission découverte à deux : « On s’est complétées à merveille »

En mai 2023, Gabrielle rejoint Marguerite. Ensemble, elles découvrent leur rôle et ce que la DCC attend d’elles. « On se complétait vraiment très bien : elle était plus dans la communication, moi dans l’organisation ; elle était dispo en journée, moi le soir. C’était vraiment génial. » Pendant un an et demi, cette collaboration donne une belle énergie au réseau lyonnais. Depuis novembre 2024, Marguerite poursuit seule, avec un rythme nécessairement plus léger : « C’est un peu dur après avoir goûté au luxe d’être deux. Il faut accepter qu’on ne peut pas faire seule ce qu’on faisait à deux. »

Le rôle d’un délégué en Diocèse : animer, témoigner, transmettre


La mission d’un délégué en Diocèse consiste à animer le réseau des anciens volontaires et des volontaires internationaux en réciprocité (VIR) en proposant des rencontres et créant du lien. Un défi, notamment quand les volontaires sont nombreux et aux disponibilités variées. Marguerite a récemment organisé une soirée jeux de société. « À travers le jeu, on rencontre les autres autrement. Les participants étaient ravis, et plusieurs m’ont demandé de renouveler l’idée. »
La seconde mission consiste à témoigner du volontariat auprès de divers publics : au sein des aumôneries, groupes de jeunes pros, universités…Marguerite insiste sur la capacité d’adaptation de la DCC : « Au forum d’une école d’ingé, on ne parle presque pas de la foi. On s’adapte. On explique que tout le monde peut partir en mission. C’est aussi la force de la DCC.» Pour finir, valoriser les missions de la DCC pour faire connaître le volontariat. Marguerite aime l’idée de « planter des graines » : parler de la DCC auprès de publics variés, sans savoir qui, plus tard, franchira le pas.

Présentation en forum

Ce que son bénévolat lui apporte


Pour Marguerite, un des aspects les plus riches de sa mission reste les témoignages. Aucun ne se ressemble : certains demandent présentation globale du volontariat, d’autres un récit personnel sur la mission. Cette diversité lui a permis de relire son expérience au Cameroun : « Témoigner, c’est aussi pour soi. Ça oblige à poser des mots sur ce qu’on a vécu, à comprendre pourquoi c’était difficile, ce qu’on a mis en place pour tenir. Ça m’a beaucoup aidée. »
Être déléguée en Diocèse demande du temps, de l’énergie, et beaucoup de créativité pour mobiliser un réseau très divers. Mais Marguerite souligne : « On met le temps qu’on peut, selon nos disponibilités. C’est très appréciable. »
Pour Marguerite, être déléguée en Diocèse n’est pas seulement un engagement bénévole : c’est une manière de prolonger ce que la mission au Cameroun a suscité en elle.



« C’est une belle manière de continuer à donner, après avoir reçu autant. »

Course solidaire

parole de bénévole Achille, délégué en diocèse

Bénin_Pauline_Gaultier

Achille, délégué en diocèse

Achille, Délégué en Diocèse à Toulon

De volontaire à délégué en diocèse : le parcours d’Achille au sein de la DCC

Après plusieurs années d’engagement au sein du mouvement Scout et Guide de France (SGDF), Achille poursuit aujourd’hui son chemin au service des autres au sein de la DCC. Un parcours marqué par le désir constant de s’ouvrir, d’agir et de transmettre.

Du scoutisme au volontariat international

Après trois années passées chez les compagnons au sein des SGDF, Achille et sa compagne Pauline avaient pour envie de s’engager davantage dans la solidarité internationale. Le bouche-à-oreille fait son œuvre : ils découvrent AMOS, l’organisme d’envoi des Spiritains, puis la DCC. Séduits par la proposition, ils suivent le parcours de discernement – jeudi de l’info, week-end Choisir – avant d’être envoyés en mission au Bénin.

Pauline & Achille en volontariat au Bénin

Le retour de mission et l’envie de poursuivre l’aventure

De retour en France, Achille ressent très vite le besoin de continuer à s’engager. « J’avais envie de tout de suite enchaîner sur quelque chose », raconte-t-il. Après quelques mois de réadaptation, il recontacte la DCC pour proposer son aide et relève le défi de devenir délégué pour le diocèse de Toulon. Il devient ainsi le référent local de la DCC, un relais indispensable entre l’association, les anciens volontaires, les paroisses et les personnes en discernement. Comme délégué diocésain, Achille a trois missions principales. Animer le réseau des anciens volontaires, pour faire vivre les liens au retour de mission. Faire connaître la DCC, au sein des milieux chrétiens comme en dehors, afin d’élargir l’accès au volontariat. Promouvoir le volontariat international, en témoignant, en accompagnant et en encourageant ceux qui souhaitent partir.

Rendre ce qu’il a reçu

Pour Achille, la motivation principale est de transmettre. « J’ai eu la chance de vivre une expérience extrêmement riche et structurante. Elle m’a fait mûrir et grandir », explique-t-il. Son engagement vise désormais à permettre à d’autres de connaître à leur tour une expérience aussi enrichissante.
Mais ce qui rend son expérience à la DCC si précieuse, ce sont aussi les personnes qu’il rencontre. « C’est des gens qui m’inspirent, qui m’impressionnent, qui ont des valeurs communes avec moi. Il y a un côté être avec des gens qui me ressemblent et avancer ensemble dans la même direction pour quelque chose qui a du sens », partage Achille. Les relations, la communauté et la dimension humaine de l’association font partie intégrante de son engagement.

« C’est pour rendre un peu ce que j’ai reçu, et permettre à d’autres de vivre ce que moi j’ai vécu. Parce que ça a du sens. »

Témoignage lors d’un événement France Volontaires