Apprentissage et dépassement

Arrivée au Liban au mois d’avril 2023 Natacha se livre sur sa mission de chargée de développement de projets, au sein du Bureau de Développement de la Mission des sœurs de Notre Dame de Charité du Bon Pasteur.

 J’ai tout de suite accroché à la mission lorsque j’ai reçu la proposition de la DCC, car elle correspondait à mes aspirations. C’est donc avec impatience que j’ai attendu le jour de mon départ. Impatience mais aussi beaucoup de questionnement sur ce qui m’attendait, à la fois au niveau professionnel, relationnel, mais aussi de ma vie au Liban en général.

Natacha en pleine randonnée dans les monts libanais

Une mission : prendre en charge les plus vulnérables

 Les sœurs de Notre Dame de Charité du Bon Pasteur ont ouvert ce bureau en 2011 avec pour mission de soutenir les actions de leurs différentes structures au Liban. Elles gèrent 3 centres sociaux, 2 foyers d’hébergement pour femmes et jeunes filles vulnérables, une école privée, un programme d’éducation non formel pour les enfants réfugiés et un centre de santé communautaire. Elles y accueillent un public vulnérable, notamment des enfants issus de milieux-sociaux défavorisés, des femmes victimes de violences et des familles de réfugiés. Tous ces centres fonctionnent grâce au soutien de plusieurs donateurs. Ces derniers nous permettent de mettre en place des activités éducatives, un accompagnement psychosocial, l’hébergement et la prise en charge intégrale des personnes en foyer. Le centre de santé communautaire permet chaque jour à plus de 200 personnes de bénéficier de soins de qualité à des prix dérisoires.

Au cœur de toutes ces activités, ma mission était de participer à la gestion des différents financements :  préparer les dossiers de recherche de fonds, suivre les projets en cours, et rédiger les rapports pour les projets finalisés. Pour autant, je ne passais pas toutes mes journées devant un écran d’ordinateur. Bien au contraire, participer aux activités et rencontrer les bénéficiaires m’était indispensable. Plusieurs fois par mois, je rendais donc visite aux centres. J’y ai porté la casquette de tutrice de soutien scolaire ; assisté à une cérémonie de remise de diplôme des élèves ; participé à des formations en interne avec tous les salariés…En somme, les occasions d’être plongée au cœur des échanges n’ont pas manqué.

L’importance de sortir de sa zone de confort

En dehors du travail, j’adorais voyager, aller à la découverte d’une partie du pays en compagnie de personnes que j’avais rencontrées sur place ; des Libanaises, des volontaires de la DCC, des personnes de nationalités différentes. Sortir de ma zone de confort en me lançant dans ce volontariat a été l’une des meilleures décisions que j’ai prises. Je me suis découverte des capacités d’adaptation insoupçonnées. Par moments, j’ai dû dépasser certaines appréhensions, accueillir avec beaucoup d’ouverture d’esprit tout ce qui s’offrait à moi et profiter de toute la richesse de ce moment. Si je devais résumer ce volontariat en deux mots, ce serait : APPRENTISSAGE ET DEPASSEMENT. »

Natacha qui prend la pose devant un ancien édifice en pierre

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