La DCC, organisme d’envoi de la CORREF

« La DCC, c’est un organisme compétent. 40 années d’expériences de volontariat mises au service de la formation et de l’accompagnement. La formation n’est pas seulement intellectuelle, elle est aussi pratique, appuyée sur les témoignages et rencontres de ceux qui ont vécu. Il est donc naturel que la CORREF invite les religieux et religieuses à vivre le temps de formation avec les laïcs. Nous avons beaucoup à apprendre de nos pairs sur l’expérience missionnaire, la rencontre interculturelle.
Je crois profondément que le volontariat mis en place par la DCC est une proposition de pastorale des jeunes, et de vocations. Les communautés religieuses accueillent de nombreux jeunes. Elles écoutent, accompagnent : on entend le désir fort de vouloir donner sa vie pour les plus pauvres. Un appel, mais comment y répondre ? Le volontariat est une réponse à cet appel. Agir deux ans dans un autre cadre, un autre pays, est peut-être plus accessible que de le vivre ici au Nord. Le jeune transporte sa générosité dans un contexte différent, où il se sentira plus à l’aise pour l’exprimer.
Toute congrégation qui place la pastorale des jeunes comme une priorité de sa mission est confrontée à la question de l’envoi de jeunes dans les pays du Sud. La DCC peut répondre aux demandes pastorales des congrégations.
La communauté qui accueille devient elle aussi acteur de la pastorale des jeunes. Au contact des religieux, le volontaire resitue sa générosité. Oui je souhaite aider les pauvres, agir… Mais je ne suis pas seul maître de mon action. La rencontre, la découverte ouvre aux autres dimensions du volontariat. Et là, la vocation religieuse, impliquant toute la vie, et tous les aspects de la vie, vient interroger le jeune sur sa propre vocation. Quel sens à mon engagement ? Le don de soi n’est pas qu’action, il est présence, écoute, acceptation de l’autre. Transformer la générosité en parcours de vie, de foi.
En outre, je suis heureuse qu’une religieuse intègre l’équipe des permanents de la DCC. La présence de Sœur Bénédicte Lamoureux, Xavière, est le signe d’un souci permanent de la DCC de répondre à sa vocation de service d’Eglise, à la fois comme acteur de développement, et comme acteur de pastorale des jeunes. Bien assurée sur les deux pieds de la mission (développement et pastorale), renforcée par son exigence de formation et de qualité, animée pour une équipe professionnelle de laïcs et de religieux, la DCC est plus que jamais un interlocuteur incontournable de la CORREF. Elle est en mesure d’accueillr les soifs de solidarité au nord comme au Sud. Elle peut compter sur l’appui des congrégations. »
Sœur Florence de la Villeon, vice-présidente de la CORREF