Devenir bénévole, un engagement dans la continuité du volontariat

Ils sont plus de 200 dans toute la France. Les bénévoles de la DCC sont des piliers de l’association : ce sont eux qui la font vivre sur le terrain. Anciens volontaires pour la plupart, ils étaient une cinquantaine à rejoindre l’équipe cette année. Délégué en diocèse, formateur de session interculturelle, chargé d’orientation, chargé de mission… il y a de quoi faire ! Rencontre avec quelques-uns des nouveaux venus.

Anciens volontaires à Jérusalem, Guillaume et Amandine avaient toujours dit qu’ils s’engageraient auprès de la DCC après leur volontariat. « C’est le weekend DCC de retour de volontariat, qui a eu lieu pour nous un an après notre arrivée en France, qui nous a replongés dans cette belle expérience vécue, racontent-ils. Nous y avons retrouvé un « esprit DCC » : la fraternité, la solidarité, l’envie de faire quelque chose pour le monde ». La flamme était ravivée, et le jeune couple accepte de devenir délégués du diocèse de Valence. Une mission essentielle pour l’association puisque les délégués en diocèse sont ses ambassadeurs locaux : ils animent la communauté des anciens, conseillent les futurs volontaires, accueillent ceux qui rentrent et promeuvent le volontariat.

Pour David, l’envie de devenir bénévole a été motivée par sa propre expérience de volontaire au Burkina Faso, en 2011 : « L’accompagnement n’est pas un vain mot à la DCC. S’impliquer dans le réseau de bénévoles, c’est une juste manière de rendre à la DCC une partie du travail que des bénévoles ont fourni durant mon propre volontariat ». Cette année, il a donc accepté de devenir chargé de mission : « C’est intéressant de pouvoir accompagner les volontaires dans leur mission en leur apportant mon expertise du pays et le recul acquis depuis mon retour de volontariat », souligne-t-il. Le professeur de physique-chimie apprécie aussi de pouvoir maintenir et approfondir sa relation avec un pays qu’il aime : « Avoir des contacts privilégiés avec le réseau de partenaires de la DCC est aussi un autre moyen de renforcer les liens que je peux avoir avec le Burkina ».

Quant à Antoine et Lauriane, un jeune couple de retour du Viêt-Nam, ils ont choisi d’embrasser l’aventure des formateurs bénévoles pour rendre à leur manière un peu de ce que les formations de la DCC avaient pu leur apporter avant leur départ. « Cela nous paraissait dans la continuité des choses de nous engager dans cette mission », assurent-ils.

Un week-end pour se retrouver, échanger et apprendre
Arrivant chacun avec leurs parcours et leurs expériences, Guillaume, Amandine, David, Antoine et Lauriane ont participé les 11 et 12 novembre dernier au week-end de formation des bénévoles de la DCC. Ces 48h sous le signe du partage et de la bonne humeur réunissaient tous ceux et celles qui s’engagent pour faire vivre la DCC et transmettre leur expérience.

« Cela a été l’occasion de rencontrer d’autres anciens volontaires et de partager cette mission de bénévolat avec eux », s’enthousiasment Antoine et Lauriane, surpris par la force du réseau des bénévoles. David abonde dans ce sens : « Je retiens de ce week-end l’esprit de famille créé entre l’ensemble des bénévoles dans leurs différentes missions et l’équipe du siège de la DCC ».

Si l’atmosphère était à la fête, le week-end fut néanmoins studieux. Il s’agissait de donner aux bénévoles les clés pour pouvoir mener à bien leur mission, et cela commence par prendre conscience des enjeux qui y sont liés. « Débutant dans cette mission de délégués en diocèse, les ateliers à thème nous ont vraiment aidés à comprendre les étapes et enjeux de cette mission et à structurer notre plan d’action », soulignent Guillaume et Amandine, qui ont apprécié pouvoir échanger avec d’autres délégués pour mieux se projeter dans leur rôle.

David a pour sa part réalisé l’étendue de sa nouvelle mission : « Ce week-end m’a permis de me faire prendre conscience du rôle que les chargés de mission ont auprès des institutions françaises et ecclésiastiques locales. La problématique de la prospection n’est pas simple : il faut trouver un juste équilibre entre les attentes des éventuels nouveaux partenaires, les limites du réseau que l’on possède, les profils type des candidats et la volonté de la DCC d’être au service des plus démunis. J’ai aussi réalisé que le chargé de mission intervient sur des cas moins sympathiques : mauvaise entente entre partenaires et volontaires, rapatriement sanitaire, rupture de contrat… ».

Antoine et Lauriane insistent de leur côté sur l’importance de réussir à faire vivre et partager le message pastoral de la DCC dans les formations et à accompagner les personnes préaffectées. Ils sont prêts à relever le défi : « La DCC compte vraiment sur nous pour aider les participants à discerner sur leur projet ! ».

Entre formations et ateliers, temps d’échanges et de réflexion, prières et repas, le week-end a filé. Les bénévoles repartent gonflés à bloc : « Ce week-end nous a redynamisés, concluent Guillaume et Amandine. Nous avons retrouvé une énergie positive et l’envie de faire avancer les choses ». Ouvrez bien les yeux et les oreilles, avec de tels bénévoles, vous n’avez pas fini d’entendre parler de la DCC dans toute la France !